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Maxime Bernier assume l'étiquette populiste

Le chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier, porte un micro-cravate et accorde une entrevue.
Le chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier Photo: Radio-Canada / Virginie Gagnon-Leduc
Radio-Canada

Affirmant faire de la politique autrement, Maxime Bernier assume l'étiquette populiste qui lui colle à la peau. « Je n'ai pas de problème si on me qualifie comme ça. Pourvu que ça soit un populisme intelligent », soutient-il.

Un texte de Mathieu Aubry

Le chef du Parti populaire du Canada a tenu ces propos jeudi matin, lors d’une entrevue de fin d’année au micro de Gravel le matin.

Maxime Bernier affirme que 338 candidats de sa formation politique se présenteront dans les 338 circonscriptions canadiennes lors des élections fédérales d’octobre 2019.

Il a fondé le Parti populaire du Canada en septembre 2018, moins d’un mois après avoir claqué la porte du Parti conservateur du Canada, qui trouvait ses idées trop « audacieuses », selon ses propos.

En entrevue, le député de la circonscription de Beauce affirme que son parti compte maintenant près de 33 000 membres. À ses yeux, l’engouement envers sa formation politique provient de ses idées, qu’il assume et qu’il défend sur la place publique.

Je pense que c’est cela que les gens aiment. Le fait que l’on dit ce que l’on pense, on pense ce que l’on dit. On n’essaie pas de plaire à tout le monde et on fait de la politique autrement.

Maxime Bernier

L’enjeu de l’immigration

Au cours de l’entretien à Gravel le matin, Maxime Bernier a longuement expliqué sa vision de l’immigration. L’un des chevaux de bataille de sa formation est le retour à de plus bas seuils d’immigration au Canada.

Il souhaite abaisser le nombre de nouveaux arrivants au même niveau qu'avant l’élection du Parti libéral de Justin Trudeau. « Je ne veux pas que l’on se retrouve au Canada dans 20 ans avec des problèmes d’intégration comme il y en a dans certains pays européens présentement », a-t-il dit.

Le politicien préconise l’arrivée d’immigrants économiques au détriment des réfugiés et des réunifications familiales.

L’immigration est également un sujet sensible pour ceux qui désirent se porter candidats sous la bannière du Parti populaire du Canada.

« Les gens qui ne croient pas à l’immigration ne sont pas les bienvenus dans notre parti. Les gens qui sont pour une immigration illimitée ne sont pas les bienvenus aussi dans notre parti », tranche Maxime Bernier.

Les idées sont là. Si vous pensez changer d'idée sur les valeurs fondamentales, comme l’immigration, vous n’êtes pas bienvenu.

Maxime Bernier

Créé en septembre 2018, son parti politique reprend sensiblement les mêmes idées qu’il avait mises de l’avant lors de la course à la chefferie du parti conservateur en 2017, course qu’il avait perdue aux mains d’Andrew Scheer après 13 tours de scrutin.

Le test des élections partielles

Au moins trois élections partielles fédérales se tiendront en février 2019. Il s’agira du premier test électoral pour le Parti populaire du Canada.

Maxime Bernier croit que l’arrivée d’un nouveau parti dans l’échiquier politique est de bon augure. Selon lui, les citoyens sont prêts à voter pour une nouvelle formation, différente des partis traditionnels.

« Je regarde les statistiques de la dernière campagne électorale [fédérale] et 30 % de la population n'a pas voté. Imaginez-vous si l’on va chercher seulement 15 % de ces gens-là? » fait valoir le député de Beauce.

Les élections fédérales seront déclenchées dans la prochaine année.

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