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Fusillades à Toronto : « C'est une année comme jamais auparavant », dit le chef de la police

Le chef de police de Toronto, Mark Saunders

Photo : La Presse canadienne / Christopher Katsarov

Camille Feireisen

« L'année 2018 a vu une augmentation des crimes à Toronto; c'est une année comme jamais auparavant », a indiqué le chef de la police de Toronto, Mark Saunders, lors de son bilan de fin d'année présenté jeudi matin dans les quartiers généraux de la police.

La montée de la violence armée qui frappe la métropole préoccupe de nombreuses personnes, a reconnu M. Saunders, se disant lui-même inquiet.

C'est une tendance qu'on observe partout en Amérique du Nord, signale-t-il également. Le chef de police impute cette augmentation du nombre de fusillades principalement aux gangs de rue.

Du 1er janvier au 19 décembre, il y a eu 406 fusillades à Toronto, causant 50 morts.

Chaque année, nous voyons plus d'armes de poing et nous devons aussi nous demander : qu'est-ce qui fait que des gens se disent qu'ils vont se munir d'une arme?

Mark Saunders, chef de la police de Toronto

Selon lui, pour réussir à endiguer ce problème d'armes à feu dans la métropole, il faut surtout comprendre la motivation d'en posséder. Pour cela, il recommande d'investir dans les programmes sociaux et communautaires, notamment.

L'année s'est révélée particulièrement meurtrière à Toronto, avec un nouveau record de 96 homicides.

Financement et première ligne

M. Saunders a déclaré que son « souci numéro un » restait par ailleurs la « modernisation de la ligne de front ».

Entre autres modifications, les horaires de travail sont révisés, la manière de répondre aux appels à l'aide également, notamment en cas de vols et de plaintes de stationnement. Les policiers dans les quartiers suivent aussi un programme de formation concernant les trousses de naloxone.

Il est important d'embaucher davantage de policiers de première ligne. Nous voyons une augmentation des appels, et nous ne sommes pas assez nombreux pour répondre à la demande, explique-t-il.

M. Saunders a déclaré que le service de police recrutait plus d'agents, ce qui devrait, selon lui, changer la donne. Le corps policier espère améliorer ses relations avec toutes les communautés de Toronto. Réduire le nombre d'homicides signifie rétablir la confiance, a-t-il souligné.

« Ma deuxième préoccupation est la violence armée », a-t-il ensuite lancé.

Selon lui, il est important que le financement suive pour répondre aux besoins de la communauté.

Mark Saunders aux quartiers généraux de la police.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

«Ma deuxième préoccupation est la violence armée», a-t-il ensuite lancé.

Photo : Radio-Canada / Patrick.Morrell

Il faut en parler avec tous les ordres gouvernementaux, que ce soit en matière de ressources et d'embauche ou pour faire changer des lois, a-t-il souligné.

Il montre par exemple du doigt le Code pénal, qu'il juge « obsolète » en ce qui concerne les gangs de rue.

Le jeu des gangs de rue est un sport d'équipe. C'est difficile pour des citoyens respectueux des lois de venir [vers nous] pour donner de l'information, pense-t-il.

L'année 2018 a aussi été marquée par de grosses enquêtes qui ont mobilisé d'importantes ressources policières, comme l'affaire McArthur. Concernant cette dernière, le chef de police a souligné « l'incroyable » travail fait par la police. Il a toutefois reconnu que des améliorations pourraient être apportées.

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