•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Archives

Il y a 40 ans disparaissait le quotidien Montréal-Matin

Une page titre du quotidien le Montréal-Matin

Le 27 décembre 1978, le journal Montréal-Matin cesse d'être publié.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le 27 décembre 1978, les presses du quotidien Montréal-Matin cessaient de rouler. Avec la disparition de ce quotidien, comme le montrent nos archives, c'est un chapitre de l'histoire du journalisme qui se refermait au Québec.

Joseph Bourdon, journaliste

Le mois de juillet 1930 allait changer le cours du journalisme au Québec et la vie de Joseph Bourdon.

En 1930, Joseph Bourdon, alors âgé de 17 ans, veut travailler dans le monde de la presse.

Le 10 juillet, il frappe à la porte du petit nouveau des quotidiens de Montréal, né six jours plus tôt. Il est engagé à L'illustration qui deviendra plus tard le Montréal-Matin.

Joseph Bourdon demeurera en fonction jusqu’à la fermeture du quotidien le 27 décembre 1978.

Le point médias, 3 décembre 1993

Le 3 décembre 1993, l’ancien journaliste est interviewé par l’animatrice Madeleine Poulin pour Le point médias.

Joseph Bourdon raconte plusieurs anecdotes sur le métier tel que pratiqué à cette époque-là dans les murs de L’illustration puis de L’illustration nouvelle et enfin du Montréal-Matin.

Le monde de la presse écrite à cette époque au Québec, comme il le relate, est très partisan en ce qui a trait à la politique.

Le Montréal-Matin est d’orientation résolument conservatrice. Il soutient Camilien Houde qui est à la fois maire de Montréal, chef du Parti conservateur du Québec et, en partie, propriétaire du journal.

Montréal-Matin sera également très proche de l’Union nationale et de son chef Maurice Duplessis qui sera premier ministre du Québec jusqu’en 1959.

De fait, les chefs de l’Union nationale seront successivement, de Maurice Duplessis à Daniel Johnson, propriétaires du journal.

Apogée et déclin du Montréal-Matin

Au milieu des années 1960, Montréal-Matin connaît son âge d’or.

Profitant des grèves successives de son concurrent La Presse, le journal consolide sa place comme chef de file des quotidiens du matin à Montréal.

Mais cette prépondérance sera de courte durée.

L’arrivée sur le marché du Journal de Montréal que dirige Pierre Péladeau provoque une guerre féroce.

Dans les années 1970, l’augmentation des frais de production et la mise en place de conventions collectives coûteuses fragilisent la situation du journal.

À l’automne 1977, un conflit de travail entre le dernier clou dans le cercueil du quotidien.

Montréal-Matin ferme ses portes deux jours après Noël, licenciant ou poussant à la retraite plusieurs employés, dont Joseph Bourdon.

Encore plus de nos archives

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.

Archives

Société