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Des cours de l'or favorables au projet minier Côté Gold de Gogama

Vue aérienne d'un camp de travailleurs minier entouré de forêt boréale.
Le projet de la mine Côté à Gogama, entre Sudbury et Timmins, entrera en phase de préproduction vers la fin de 2020 Photo: Courtoisie / IAMGOLD
Bienvenu Senga

Les cours actuels de l'or sont de bon augure pour le projet minier Côté Gold au sud de Timmins, selon le professeur de stratégie des organisations à l'Université Laurentienne, Jean-Charles Cachon. Les entreprises IAMGOLD et Sumitomo Metal Mining ont récemment annoncé qu'elles allaient procéder à l'embauche de personnel technique pour la mine à ciel ouvert, censée entrer en phase de pré-production en 2020.

Le coût de construction de la mine sera d’environ 1,15 milliard de dollars américains, une somme que les compagnies espèrent récupérer en moins de cinq ans, à un prix de 1250 $ US l’once.

Selon Jean-Charles Cachon, le pari devrait être gagné.

Ce qui est important, c’est de voir que les coûts de production sont relativement bas pour cette mine, puisque l’once va coûter environ 700 $ US à produire. Les marges bénéficiaires sont très élevées, indique-t-il.

Jean-Charles Cachon est professeur à l’Université Laurentienne à Sudbury.Jean-Charles Cachon est professeur de stratégie des organisations à l'Université Laurentienne. Photo : Radio-Canada / Joël Ashak

À un prix de plus de 1277 $ US l’once, l’or a atteint mercredi l’un de ses niveaux les plus élevés en six mois.

L’économiste explique que ce qui épargne l’or des turbulences similaires à celles des métaux non ferreux, c'est que les projets de mines d’or ont une valeur économique certaine et que ce sont des projets qui sont en partie autofinancés par les entreprises.

Les entreprises n’ont pas besoin d’avoir nécessairement recours au marché financier de manière aussi importante que d’autres domaines miniers, fait savoir le professeur.

L’or est un marché qui n’obéit pas aux règles habituelles de l’offre et de la demande, parce que c’est en partie un marché d’orfèvrerie.

Jean-Charles Cachon, professeur de stratégie des organisations à l’Université Laurentienne

L’étude de faisabilité du projet Côté Gold, dont les résultats ont été publiés en novembre, révèle que le gisement contient 10 millions d’onces de ressources aurifères.

Une main-d’œuvre qui risque de faire défaut

D’autres projets miniers comme celui de Greenstone Gold Mines avancent progressivement dans le Nord de l’Ontario.

Selon Jean-Charles Cachon, l’un des obstacles majeurs auxquels ils risquent de se heurter est le manque de main-d’œuvre, d’autant plus qu’ils se font concurrence, dans un bassin d’employés potentiels déjà restreint.

On s’attend à ce que les entreprises minières du Nord de l’Ontario cherchent à embaucher entre 30 000 et 50 000 personnes et ça devient de plus en plus difficile de trouver du personnel qualifié. Ça pourrait être un obstacle, éventuellement, au démarrage de ces mines, conclut l’économiste.

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