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Donald Trump effectue une visite surprise en Irak

Donald Trump et sa femme Melania en compagnie de soldats américains en Irak.

Le président américain et son épouse ont pris un bain de foule avec des soldats américains déployés en Irak.

Photo : Reuters / Jonathan Ernst

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Donald Trump et son épouse Melania ont rendu visite mercredi aux troupes américaines en Irak, dans le cadre des fêtes de Noël, et ils feront halte à la base américaine de Ramstein en Allemagne lors de leur vol de retour vers Washington, a annoncé la Maison-Blanche.

Cette visite surprise est une première de la part de Trump dans une zone de conflit en près de deux ans de présidence.

L'avion présidentiel Air Force One s'est posé mercredi à la base aérienne d'Al-Assad, à l'ouest de Bagdad, en provenance de Washington. Un petit groupe de conseillers, d'agents des Services secrets et de journalistes accompagnent le président. La halte en Irak ne devrait durer qu'environ trois heures.

Le président s'est entretenu avec de hauts gradés ainsi qu'avec l'ambassadeur des États-Unis en Irak, et, selon la porte-parole de la Maison-Blanche Sarah Sanders, ils « ont mis au point un plan solide qui nous permettra de persévérer sur la voie d'une victoire totale » sur le groupe armé État islamique (EI).

Donald Trump a eu un entretien téléphonique avec des dirigeants irakiens, et non un tête-à-tête, celui-ci n'ayant pu se tenir en raison de désaccords sur les modalités de la rencontre, selon les services du chef du gouvernement irakien.

Le président américain a invité le premier ministre irakien, Adel Abdoul Mahdi, à effectuer une visite à Washington, ont indiqué les autorités irakiennes.

Donald Trump s'est attiré des critiques de la part de certains individus au sein de l'armée américaine pour ne pas s'être rendu auprès des troupes dans les zones de conflit depuis son entrée en fonction en janvier 2017; les critiques se sont notamment fait entendre après l'annulation, pour cause de pluie, de sa visite d'un cimetière militaire de la Première Guerre mondiale en France, autour du 11 novembre.

Les deux prédécesseurs de Trump, George W. Bush et Barack Obama, avaient effectué durant leurs mandats des déplacements auprès de troupes américaines engagées dans des zones de conflit.

Pas de retrait d'Irak prévu

Le président américain cherche à redorer son blason après des jours troublés par sa décision de retirer la totalité des troupes américaines présentes sur le territoire syrien, ainsi que la moitié des 14 000 hommes en Afghanistan. Cette décision a conduit le secrétaire à la Défense, James Mattis, à démissionner en signe de protestation.

Sur la base d'Al-Assad, Donald Trump a défendu sa décision de retrait de Syrie. « Je crois que beaucoup de gens vont adopter ma façon de penser », a-t-il dit. « Il est temps que nous commencions à nous servir de notre tête. »

« Nous voulons la paix et la meilleure manière d'avoir la paix, c'est par la force, a dit Trump aux militaires, à la fin de sa visite. Notre présence en Syrie n'était pas éternelle, et il n'a jamais été prévu qu'elle reste permanente », a-t-il ajouté.

L'armée américaine dispose de 5200 hommes en Irak, qui se concentrent sur des missions d'entraînement et de conseil auprès des soldats irakiens, dans le but de s'assurer que l'EI ne regagne pas du terrain.

Les États-Unis, a dit Trump sur la base aérienne, n'ont pas l'intention de se retirer de ce pays.

« De fait, nous pourrions l'utiliser [l'Irak] comme base si nous voulons accomplir quelque chose en Syrie », a dit Trump.

Les pays de la région vont devoir prendre en charge le fardeau assumé par les États-Unis, même s'ils ne comptent pas se retirer d'Irak, a-t-il estimé.

« Il va falloir que ces gens-là commencent à assumer beaucoup de tâches et il va falloir aussi qu'ils paient, parce que les États-Unis ne peuvent pas continuer à être le gendarme du monde », a dit Donald Trump aux journalistes.

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