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Des centaines de personnes réunies le jour de Noël pour soutenir les manifestations au Soudan

Des centaines de Canadiens d'origine soudanaise se sont réunis à la place Yonge-Dundas mardi pour soutenir les manifestants anti-gouvernementaux au Soudan.

Des centaines de Canadiens d'origine soudanaise se sont réunis sur la place Yonge-Dundas mardi pour soutenir les manifestants antigouvernementaux au Soudan.

Photo : Photo remise par Danya Elsayed

Radio-Canada

Environ 400 personnes se sont rassemblées sur la place Yonge-Dundas à Toronto le mardi 25 décembre pour soutenir les manifestations antigouvernementales organisées au Soudan.

Nous sommes des Canadiens d'origine soudanaise solidaires de ce qui se passe chez nous, a lancé l'organisatrice de la manifestation, Danya Elsayed.

Les manifestants demandent au président soudanais, Omar el-Béchir, de se retirer pour laisser place à un gouvernement de transition.

Le coût de la vie, notamment une hausse du prix des denrées alimentaires et du carburant, a déclenché de violentes manifestations dans tout le pays la semaine dernière.

Selon Danya Elsayed, le régime soudanais opprime le peuple et tue des gens.

De son côté, Amnistie internationale affirme que selon plusieurs « informations crédibles », 37 personnes ont été tuées lors de ces manifestations.

Dans une pétition demandant la démission du président el-Béchir, les organisateurs déclarent fermement : nous affirmons que nous continuerons à exercer toutes les options populaires et pacifiques, y compris la grève générale et la désobéissance civile, pour faire tomber le régime.

Selon une manifestante, Alia Ali, présente mardi sur la place Yonge-Dundas, les conditions de vie se détériorent dans son pays d'origine. Elle y a encore de la famille, dit-elle.

Il n'y a pas de médicaments, pas de nourriture et on leur prend leur argent, ajoute-t-elle.

Les manifestants demandent au président soudanais, Omar el-Béchir, de se retirer.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les manifestants demandent au président soudanais, Omar al-Bashir, de se retirer.

Photo : Radio-Canada / Michael Cole/CBC

Le Soudan compte un peu plus de 40 millions d'habitants, mais a perdu les trois quarts de ses richesses pétrolières lorsque le Sud, principalement à majorité animiste et chrétienne, a fait sécession en 2011, après une longue et ruineuse guerre civile contre le gouvernement de Khartoum.

Plus récemment, une dévaluation monétaire en début d'année a provoqué une flambée des prix et une pénurie de liquidités. Le gouvernement a été contraint de limiter les retraits bancaires.

Omar el-Béchir, 74 ans, a pris le pouvoir après un coup d'État militaire en 1989, renversant du même coup le gouvernement élu.

En 2009 et 2010, la Cour pénale internationale (CPI) a délivré un mandat d'arrêt à l'encontre du président soudanais pour divers crimes, notamment génocide et crime contre l'humanité, torture et viol.

Des étudiants de l'Université islamique d'Omdurman manifestent à Khartoum, au Soudan, samedi. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des étudiants de l'Université islamique d'Omdurman manifestent à Khartoum, au Soudan, samedi. La manifestation faisait partie d'une série de manifestations antigouvernementales à travers le Soudan, initialement déclenchées par la hausse des prix et la pénurie.

Photo : Associated Press / Sudanese Activist

Lors de la manifestation de soutien, mardi, certains comme Waleed Khogali ont aussi souhaité passer un message : que les Canadiens qui continuent de tirer profit de l'exploitation des Soudanais cessent d'agir ainsi.

Nous voulons que nos voisins contactent les membres du Parlement pour demander à notre gouvernement de condamner les meurtres qui ont lieu au Soudan, dit-il.

Les États-Unis, la Grande-Bretagne, la Norvège et le Canada ont déclaré être « préoccupés » par les « informations crédibles » reçues, selon les lesquelles les forces de sécurité soudanaises auraient utilisé des armes à balles réelles contre les manifestants.

Dans un discours prononcé mardi, le président Omar el-Béchir a pour sa part déclaré que les difficultés économiques de son pays sont dues aux sanctions internationales et aux ennemis du Soudan, qui ne veulent pas que le pays progresse.

Avec les informations de Associated Press

Toronto

Politique internationale