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Paralysie de l’État : Trump ne bronche pas

Il participe à un appel conférence.

Le président américain Donald Trump a passé Noël à la Maison-Blanche.

Photo : Reuters / JAMES LAWLER DUGGAN

Agence France-Presse

Le président Donald Trump a campé sur ses positions, mardi, à propos du financement d'un mur à la frontière mexicaine, déclarant ne pas voir d'issue possible à la paralysie du gouvernement américain avant que sa promesse de campagne ne soit incluse dans une loi budgétaire.

« Je ne peux pas vous dire quand le gouvernement va rouvrir. Je peux vous dire qu'il ne rouvrira pas avant que nous ayons un mur, une barrière » à la frontière mexicaine, a-t-il déclaré aux journalistes à la Maison-Blanche, après s'être entretenu avec les troupes américaines par téléconférence, à l'occasion de Noël.

Au quatrième jour de la paralysie de l'État (shutdown), les positions semblaient toujours aussi irréconciliables.

Les démocrates s'opposent farouchement à ce mur promis par Donald Trump depuis sa campagne présidentielle et l'ont accusé lundi de plonger les États-Unis « dans le chaos ».

De son côté, le locataire de la Maison-Blanche a annoncé qu'il se rendrait au Texas « à la fin de janvier pour le début de la construction » d'une portion de mur de 185 kilomètres à la frontière. M. Trump avait écrit sur Twitter lundi avoir approuvé cette construction, sans apporter plus d'explication.

C'est mon souhait d'avoir [un mur] achevé de 804-885 km, de l'avoir soit rénové, soit flambant neuf au moment de l'élection présidentielle de 2020.

Donald Trump

La frontière entre les États-Unis et le Mexique est longue d'environ 3200 km. Environ 1100 km sont équipés d'obstacles, installés surtout en Californie, au Nouveau-Mexique et en Arizona.

Tirade contre la Fed

Donald Trump a également persisté dans ses critiques contre la Banque centrale, qui « augmente les taux d'intérêt trop rapidement » dans un contexte d'inquiétude sur la croissance de la première économie mondiale.

« Ils augmentent les taux d'intérêt trop rapidement, c'est mon opinion », a affirmé M. Trump à la presse, revenant sur la hausse d'un quart de point décidée la semaine dernière par la Réserve fédérale.

« Le fait est que l'économie va si bien qu'ils augmentent les taux d'intérêt, et c'est une forme de sécurité », a-t-il poursuivi, même si la Bourse de New York a encaissé la semaine dernière sa pire semaine depuis 2008.

La veille, il avait affirmé que la Fed était « le seul problème » de l'économie américaine, estimant que ses membres « ne sentent pas le marché » et alimentent l'anxiété des investisseurs.

Le président américain est également revenu une énième fois sur son limogeage de James Comey, l'ancien directeur du FBI, en mai 2017.

« Les démocrates le détestaient, a-t-il dit. Ils appelaient à sa démission, ils demandaient son renvoi à cause d'une enquête de la police fédérale sur Hillary Clinton qui, selon la candidate démocrate, l'a privée de la victoire en 2016.

« Et une fois que je l'ai viré, tout le monde a dit : "Oh pourquoi l'avez-vous renvoyé?", s'est exclamé le président américain. Ce qui se passe dans notre pays est une honte. Mais sinon, je souhaite à tout le monde un très joyeux Noël. »

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