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Tsunami meurtrier en Indonésie : « un cauchemar » pour la diaspora

Retty Hendarna témoigne dans son salon.

Retty Hendarna est arrivée à Ottawa en 1991. Plusieurs membres de sa famille vivent encore en Indonésie.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors que les secouristes indonésiens sont toujours à la recherche de survivants du tsunami meurtrier qui a frappé les rives du détroit de la Sonde samedi soir, la diaspora indonésienne au Canada retient son souffle et s'inquiète pour ses proches.

D’heure en heure, le bilan de la catastrophe s’alourdit. Près de 400 morts, 1400 blessés et 128 disparus.

« Pour moi, c’est comme vivre un cauchemar », lâche Retty Hendarna de sa maison du sud d’Ottawa. La femme d’origine indonésienne vit dans la capitale depuis une trentaine d’années. Mais depuis samedi soir, toutes ses pensées sont tournées vers son pays natal.

« La première chose que j’ai faite est d’appeler ma soeur aînée, parce qu’elle vit près de l’endroit où il y a eu le tsunami », raconte-t-elle. Elle devra attendre de longues minutes avant de finalement apprendre que ses proches ont échappé au pire.

« Pourquoi ça arrive encore et encore et encore? »

— Une citation de  Retty Hendarna

« Le plus triste, c’est que l’Indonésie vit toujours des catastrophes. L’an dernier, cette année, tout le temps », déplore-t-elle. Comme plusieurs membres de la communauté indonésienne, elle est gagnée par l’impression que le sort s’acharne sur son pays.

Les secours recherchent des victimes dans les décombres après le tsunami qui a frappé le district de Rajabasa, dans le sud de Lampung.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le tsunami a été particulièrement meurtrier dans le district de Pandeglang, connu des touristes pour ses plages et son parc national.

Photo : Reuters / Antara Foto Agency

À l’ambassade indonésienne d’Ottawa, les diplomates sont aussi en train de gérer une autre catastrophe naturelle. Une porte-parole indique que, pour l'instant, aucun ressortissant indonésien n’a demandé l’aide de l’ambassade.

« Je me sens tellement triste pour les personnes qui ont perdu la vie, celles qui ont perdu leur famille », a réagi Rumondang Sumartiani.

« C’est la troisième fois, cette année, qu’un tel incident se produit. »

— Une citation de  Rumondang Sumartiani, porte-parole de l'ambassade indonésienne à Ottawa

Cet été, de puissants tremblements de terre ont fait près de 500 morts dans la région de Lombok. En septembre, un tsunami suivi d’un séisme a coûté la vie à 2500 personnes sur l'île de Sulawesi.

La communauté indonésienne d’Ottawa avait d’ailleurs organisé une campagne de financement pour venir en aide aux victimes de ses catastrophes naturelles.

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