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Trump met son secrétaire à la Défense à la porte plus tôt que prévu

L'ancien secrétaire américain à la Défense Jim Mattis lit des notes.

L'ancien secrétaire américain à la Défense Jim Mattis

Photo : Reuters / Jonathan Ernst

Radio-Canada

Irrité par les critiques et les répercussions de la démission du secrétaire à la Défense Jim Mattis, le président Donald Trump a mis le chef du Pentagone à la porte, dimanche, soit deux mois plus tôt que prévu.

Dans une série de messages sur Twitter, M. Trump a même semblé se questionner sur les raisons qui l'avaient mené à inclure M. Mattis dans son Cabinet et a annoncé que le secrétaire adjoint à la Défense, Patrick Shanahan, assurerait l'intérim à compter du 1er janvier.

Ce revirement empêchera Jim Mattis d'influencer davantage la politique des États-Unis en matière de sécurité nationale et d'apaiser les tensions avec certains alliés du pays, ce qu'il aurait pu faire s'il avait quitté ses fonctions à la fin de février comme prévu. Cela témoigne aussi du grand mécontentement de la Maison-Blanche à l'égard de la lettre de démission cinglante de l'ancien membre de la marine, qui a présenté la missive à Donald Trump jeudi.

M. Mattis a démissionné pour protester contre la décision du président de retirer toutes les troupes américaines de la Syrie. Des sources affirment cependant que la réaction à la décision du secrétaire de la Défense d'abandonner son poste, y compris le choc et la consternation manifestés au Capitole, a agacé M. Trump et a probablement contribué à précipiter le départ du général retraité.

Les sources ont précisé que Jim Mattis avait été prévenu de la décision de Donald Trump avant que la nouvelle ne soit publiée sur Twitter.

Si M. Mattis a démissionné après que le président eut annoncé le retrait d'environ 2000 soldats américains de la Syrie, les sources soutiennent que la décision du secrétaire de la Défense était le résultat d'une accumulation de différends entre le commandant en chef et lui.

Dans une lettre de démission caustique, le général retraité a clairement fait savoir qu'il n'était pas sur la même longueur d'onde que M. Trump, qui a exprimé du mépris pour l'OTAN et des doutes sur la nécessité de maintenir une présence militaire en Asie.

Jim Mattis était aussi en désaccord avec l'ordre de Donald Trump d'élaborer des stratégies pour retirer jusqu'à la moitié des 14 000 soldats américains stationnés en Afghanistan.

Un retrait de la Syrie critiqué par la France

Le président Trump a également précisé qu’il avait discuté avec son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, de la sortie américaine de la Syrie, promettant « un retrait lent et très coordonné ».

De son côté, le président français, Emmanuel Macron, s’est montré plus critique de la décision des États-Unis, jugeant qu’un allié se devait « d’être fiable ».

« Je regrette très profondément la décision prise » par les États-Unis de se retirer de Syrie, a dit M. Macron en visite au Tchad.

« Je veux ici rendre hommage au général Mattis et aux propos qui ont accompagné sa décision. Depuis un an, nous avons constaté comment il a été un interlocuteur fiable », a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.

M. Macron a tenu à rappeler à Washington sa responsabilité quant à l’avenir des combattants kurdes.

Avec les informations de Reuters, Agence France-Presse, et Associated Press

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