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La protection du caribou forestier représente un immense défi

Des caribous sauvages errent dans la toundra du Nunavut. La harde de caribous de la Porcupine, connue pour ses migrations annuelles épiques entre les Territoires du Nord-Ouest et l'Alaska, est en plein essor après une décennie de déclin.

La protection de l'habitat du caribou forestier est très complexe.

Photo : The Canadian Press / NATHAN DENETTE

Radio-Canada

Les communautés autochtones, les gouvernements et l'industrie forestière ont tous une vision différente de ce qu'il faut faire pour protéger l'habitat du caribou forestier. Après la publication d'un rapport gouvernemental dévoilant le peu d'initiatives concrètes d'Ottawa, le dossier s'annonce complexe.

Dans un rapport publié vendredi, le ministère de l'Environnement du Canada admet qu'il y a encore plusieurs lacunes à combler.

Le principal défi à relever pour protéger cette espèce menacée est d'amener les différents acteurs à collaborer davantage, croit la députée néo-démocrate de Jonquière, Karine Trudel.

Continuer de travailler en collaboration avec les provinces. Oui, le sujet est urgent, le caribou forestier, c'est une espèce menacée. On doit aller plus vite. Par contre, il faut que les ressources viennent avec. Il faut que le gouvernement libéral [débloque] des ressources pour aider les provinces, précise-t-elle.

La responsabilité d'établir des aires protégées appartient au gouvernement du Québec. Toutefois, ce sont les rapports d'Environnement Canada qui permettent de cibler les zones sans protection, précise le directeur général de la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP), Alain Branchaud.

La ministre a l'obligation de faire une évaluation à savoir ce qui est protégé et ce qui ne l'est pas. Une fois qu'on sait ça, on peut mieux cibler les acteurs qui sont un peu nonchalants dans la mise en place de mesures de protection.

De son côté, le député fédéral dans Lac-Saint-Jean, Richard Hébert précise qu'il faut trouver l'équilibre.

C'est de déterminer l'espace et les zones protégées où cette espèce-là serait placée. Puis en même temps, conserver le parterre de coupe pour les compagnies forestières qui eux donnent de l'emploi à plusieurs milliers de personnes au Saguenay-Lac-Saint-Jean. C'est l'équilibre. C'est ça qu'on recherche, explique-t-il.

Les activités de l'industrie forestière sont d'ailleurs l'une des nombreuses menaces à l'habitat du caribou.

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, la SNAP croit que certaines zones devraient être réévaluées.

Est-ce que c'est rentable d'aller exploiter des ressources forestières situées à 200 km des centres? Puis on aimerait regarder ça, en collaboration avec l'industrie forestière et avec le gouvernement du Québec, pour mieux évaluer la pertinence, dans certains cas, d'aller détruire des habitats. Puis peut-être qu’on aurait plus de retombées économiques si on faisait ça différemment, lance Alain Branchaud.

La situation devrait être réévaluée par Environnement Canada dans six mois. À court terme, on prévoit la perte du tiers de la population de caribous.

D'après le reportage de Sarah Pedneault

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Saguenay–Lac-St-Jean

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