•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Quand la diversité passe aussi par les poupées

Une femme tient dans ses mains plusieurs poupées de couleur.

Keri England, la propriétaire du magasin de jouets Toad Hall Toys à Winnipeg reconnaît que les fabricants de poupées ont fait des efforts pour refléter la diversité dans leurs produits.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Parmi les cadeaux qui s'empilent déjà sous les sapins figurent certainement des poupées qui vont accompagner la vie de beaucoup d'enfants. Si le marché de la poupée a longtemps été hermétique à la diversité culturelle, c'est de moins en moins le cas aujourd'hui.

Un texte de Pierre Verrière

Dans la garderie Le P'tit bonheur de Winnipeg, la diversité est une réalité depuis longtemps et elle se retrouve jusque dans les poupées mises à la disposition des enfants.

« On a commencé à avoir des poupées de diverses cultures il y a à peu près une quinzaine d'années vraiment, alors pas nouveau, mais c'est certain qu'avec plus en plus de différentes familles au Canada, on commence à s'organiser », explique la directrice de l'établissement, Marie Rosset.

Selon elle, c'est notamment important pour les enfants issus de la diversité.

« Cela valide leur culture et rend pertinent leur différence », croit-elle.

Dans la boutique de jouet Toad Hall Toys de Winnipeg, les poupées de couleurs ont fait leur entrée depuis une quinzaine d'années.

La propriétaire, Keri England reconnaît toutefois que le choix de la couleur des poupées n'est pas forcément celui des enfants.

« Nous voulons donner à nos enfants des poupées qui leur ressemblent, mais souvent pour les plus petits, ceux qui ont deux ou trois ans, ça ne leur importe pas. Pour eux c'est seulement quelque chose qu'ils peuvent tenir dans leurs bras, qu'ils peuvent cajoler et avec quoi ils passent du temps », note-t-elle.

Selon le sociologue Paul Brochu, professeur à l'Université de Saint-Boniface, les efforts de diversité jusque dans les poupées sont un signe que la société valorise de plus en plus l'identité.

« À une autre époque, si vous étiez d'origine africaine on vous aurait donné une Barbie blanche, on n’aurait pas vu de problème. Ça, c’est des questions qu'on ne se posait pas avant. Et pourquoi on se les pose, parce qu'on considère que ça, [aujourd'hui] c'est important », souligne-t-il.

Il estime que cet accès et cette exposition à la diversité ont une influence sur les plus jeunes.

« Cela a des conséquences importantes sur le développement de l'enfant, sur qui il est, comment il va se reconnaître. Qu'est ce qu'il va apprendre ? Il va apprendre à devenir qui ? C'est ça qu'il faut qu'on se pose comme question. »

Manitoba

Enfance