•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La GRC envisage d'accepter des recrues qui ont un casier judiciaire

Des cadets de la Gendarmerie royale du Canada au centre formation de Regina.
Des cadets de la GRC pendant la cérémonie de fin de formation à Regina, le 5 juin 2017. Photo: Reuters / Valerie Zink
Radio-Canada

En mal de nouvelles recrues, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) envisage d'abandonner certains critères de sélection, dont celui de ne pas avoir de casier judiciaire pour regarnir ses rangs.

Dans une note interne obtenue par CBC en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, il est indiqué que plusieurs critères de sélection de la GRC pourraient être abolis dans une initiative visant à revaloriser le métier de gendarme.

Ainsi, l’enquête de crédit, l’interdiction d’avoir un casier judiciaire, le test d’aptitude de deux heures et la formation de 26 semaines à la Division Dépôt (le centre de formation de la GRC à Regina) seraient dans la mire des hauts fonctionnaires de la GRC.

Selon ce même document, on souligne que certaines de ces règles créent des barrières empêchant des personnes issues de certaines communautés de joindre la GRC. Le service de police fédérale peine à recruter assez de femmes et de minorités visibles pour assurer une bonne représentation.

En 2018, seulement 21,6 % des effectifs réguliers de la GRC s’identifiaient comme étant une femme et 20 % des employés qui occupaient un rang supérieur à celui d'inspecteur étaient des femmes.

Selon un rapport produit en 2017, 10 % des effectifs de la police fédérale étaient issus de minorités visibles et 8 % étaient autochtones.

La GRC a également été au cœur de plusieurs controverses liées à des allégations de harcèlement sexuel et d’intimidation au sein de ses rangs.

Critères ou barrières

Ce grand questionnement est l’idée de Vaugh Charlton, directrice de l’Analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) pour la GRC.

« Nous devons arrêter de prétendre qu’il n’y a qu’un seul bon type de personne qui peut devenir policier », indique-t-elle en entrevue avec CBC.

« Si nous sommes pour avoir des critères de sélection, nous voulons éviter qu’ils dressent involontairement des barrières pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la capacité d’être un bon policier », ajoute-t-elle.

Pour le professeur au Collège militaire royal Christian Leuprecht, la GRC devra « revoir sa manière de mener ses opérations ».

M. Leuprecht met cependant en garde l’organisation policière contre l’élaboration de critères trop bas.

« La GRC est le plus grand corps policier au pays et c’est aussi notre force policière fédérale. Elle doit donc être l’organisation qui démontre le plus de professionnalisme, le plus de compétence et doit se positionner comme un employeur de choix », précise-t-il.

L'Analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) a pour objectif de :

  • recueillir des renseignements sur les obstacles connus quant au recrutement de postulants diversifiés;
  • déterminer les facteurs formels et informels liés au sexe et à la diversité qu'il faut prendre en considération à chaque étape du recrutement, ainsi que les situations où il pourrait y avoir des obstacles ou des partis pris non intentionnels;
  • formuler des recommandations aux fins de stratégies futures.

Source : site web de la GRC

Avec les informations de CBC

Société