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L'Alberta compte ses oiseaux pour Noël

Deux oiseaux photographiés sur une branche gelée.

Le Jaseur boréal est un oiseau souvent observé pendant le recensement des oiseaux de Noël au Canada.

Photo : Photo fournie par Dennis Fast

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La saison des fêtes est aussi celle des amateurs d'ornithologie. Une vingtaine de communautés albertaines organisent des décomptes d'oiseaux de Noël entre le 14 décembre et le 5 janvier, prenant ainsi part à une tradition panaméricaine qui remonte à plus d'un siècle.

« C’est 80 à 90 % pour le plaisir et 10 à 20 % pour la science », estime Phillip Cram, l'un des organisateurs du décompte d’oiseaux qui s’est tenu à Calgary dimanche dernier.

Les 230 personnes qui ont participé à l’activité ont observé 61 000 oiseaux appartenant à 73 espèces différentes, un nombre record pour les décomptes de Noël dans les prairies.

Les organisateurs du rassemblement à Edmonton disent que 46 espèces différentes ont été observées par les 450 participants de la capitale cette année.

« Tout le monde s’est rassemblé, on a fait un bon potluck » raconte Dave Ealey, un des bénévoles, en soulignant que l'activité se veut aussi conviviale que scientifique.

D’autres rassemblements se sont aussi tenus dans des petites municipalités comme High River ou Slave Lake. Plusieurs autres sont prévus d’ici le 5 janvier, notamment à Buffalo Lake, Gull Lake, Red Deer, et Innisfail.

Cent dix-huit ans d’observation

Environ 2000 événements du genre sont prévus en 3 semaines à travers les 3 Amériques. Depuis 1900, des bénévoles organisent ces décomptes chaque année, de l’extrême sud de l’Argentine jusqu’à la baie de l'Arctique. La tradition s’enracine dans un concours de chasse aux oiseaux qui se tenait le jour de Noël au Massachusetts.

« Dans le temps, les chasseurs sortaient pour essayer de tuer toute la faune qu’ils pouvaient. Ceci est une alternative, où on essaie de voir combien d’oiseaux on peut compter », explique Gregg Wagner, un biologiste qui participe et organise de tels décomptes depuis 45 ans.

Selon lui, ces événements offrent une belle occasion de sortir et de parler à ses voisins, mais ils permettent aussi d’esquisser les tendances qui se dessinent chez les différentes espèces, entre autres à cause des changements climatiques.

« C’est une banque de données avec une si longue histoire qu’elle permet vraiment de voir les changements des populations d’oiseaux », dit-il.

Phillip Cram abonde. Selon lui, les effets de l’étalement urbain de Calgary sont évidents lorsqu’on compare les données récoltées au fil des ans.

« Plusieurs oiseaux des champs qu’on avait l’habitude de voir sont maintenant très rares, comme la Plectrophane des neiges, le harfang des neiges ou le faucon des prairies », observe-t-il.

L'organisme américain National Audubon Society conserve et analyse les résultats récoltés depuis 1901, en partenariat avec Études d'oiseaux Canada. Les recensements de Noël ont contribué à des centaines d'articles scientifiques au fil des années selon Liz Purves, la coordonnatrice de programme à Études d'oiseaux Canada.

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