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Motard abattu à Saint-Léonard : une commande des Hells, croit un ex-officier de la Sûreté du Québec

Vue de la scène avec voitures de police devant une station-service.

L'agression s'est produite sur le boulevard Langelier.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Sébastien Beauchamp, un motard criminel qui a été abattu jeudi alors qu'il s'apprêtait à faire le plein dans une station-service de Saint-Léonard, a longtemps joué un rôle important dans le trafic de drogue à Montréal.

« Au milieu des années 90, il avait été approché pour devenir associé des Rockers, et on lui a donné ses couleurs de Rocker au début des années 2000 », a indiqué Sylvain Tremblay, un officier de la Sûreté du Québec à la retraite, à Isabelle Richer sur les ondes de RDI.

Les Rockers étaient une filiale des Hells Angels qui relevait du chef Maurice Boucher.

Sébastien Beauchamp a été condamné à plusieurs reprises pour des infractions liées à la drogue avant d’être arrêté lors de l’opération Printemps 2001.

« Jusqu’en 2015, c’est quelqu’un d’important dans le trafic de drogue sur l’île de Montréal. Donc, il est très payant pour l’organisation, et il y a certainement eu une coupure depuis 2015 », croit Sylvain Tremblay.

Selon M. Tremblay, le climat actuel ne suggère pas qu’il y ait une guerre au sein du crime organisé. Ainsi, on a pu voir des membres de diverses mafias et des gangs de rue au mariage du Hells Angels Martin Robert, au début du mois.

« Il a fallu que ce meurtre-là [celui de Sébastien Beauchamp] soit commandé par les hautes instances des Hells, qui s’associent dans diverses trames de crime. Ce ne serait pas surprenant que ce soit des gangs de rue ou même des [membres de la mafia] qui soient arrêtés quand on découvrira les auteurs, si on les découvre », croit l’ex-inspecteur.

Il souligne aussi qu’il est inhabituel que ce type de règlement de compte survienne en pleine ville, ce qui suggère selon lui qu’il y avait une méfiance réciproque entre Sébastien Beauchamp et l’organisation des Hells.

« Lorsqu’on a confiance, on est capable de faire venir ces individus-là à un rendez-vous dans un rang. La vraie signature "motards", c’est généralement qu’ils vont être tués et que le véhicule va être incendié. En pleine ville, c’est un modus [operandi] qui démontre la désorganisation », déduit-il.

Trois véhicules ont d’ailleurs été touchés par les coups de feu qui visaient Sébastien Beauchamp, alors que leurs conducteurs n’avaient rien à voir avec l’affaire.

Correctif

Dans une version précédente de cet article, nous écrivions que des Italiens pouvaient être derrière le meurtre du motard Sébastien Beauchamp. C'était là l'expression utilisée par l'expert dont nous rapportions les propos. Nous nous excusons si cette allusion a pu choquer qui que ce soit.

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