•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le Rockfest de Montebello fait faillite

Des femmes souriantes et enthousiastes sont alignées le long d'une clôture lors d'un spectacle du Rockfest en plein soleil.

Des festivaliers à l'édition 2018 du Rockfest de Montebello

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Valérie Lessard

C'est par un message sur la page Facebook du festival, en fin de journée vendredi, que la nouvelle est tombée : le promoteur du Rockfest de Montebello, l'entreprise Outaouais Rock, a déclaré faillite.

Le fondateur de l'événement, Alex Martel, a néanmoins tenu à préciser que la fin de cette entité ne signifie pas, cependant, la mort du festival que j’ai fondé à 17 ans et auquel je me consacre corps et âme.

Le 21 juin dernier, les promoteurs du Rockfest s'étaient placés sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité, en déposant un bilan négatif de 5 millions de dollars.

Ils avaient un maximum de six mois pour présenter une proposition d'entente avec une centaine de créanciers et faire connaître leurs intentions quant à la suite des choses.

Malgré les efforts de tous depuis la fin juin – incluant la firme KPMG, les anciens partenaires majoritaires et moi-même – les démarches de sauvetage de l’organisme n’ont pas encore porté fruit et la dernière extension possible de la cour est arrivée à échéance, a ajouté M. Martel dans son message.

Le 11 décembre dernier, l'avocat d'Outaouais Rock, Jean Lozeau, laissait entendre sur les ondes de Radio-Canada que les propriétaires du Rockfest étaient en pourparlers avec des hommes d'affaires sérieux, issus du milieu de la musique, qui avaient démontré un intérêt à investir ou à acheter le festival.

Ces démarches n'ont pas porté leurs fruits, en ayant pour résultat que l'entreprise met aujourd'hui la clé dans la porte. Tous les actifs, y compris le nom du festival, appartiennent maintenant au syndic à la faillite, la firme KPMG, a confirmé Me Lozeau, lors d'une entrevue téléphonique. KPMG doit convoquer une assemblée des créanciers dans les 21 prochains jours.

Alex Martel se tourne vers l'avenir

De son côté, M.  Martel, qui agissait à titre de vice-président d'Outaouais Rock depuis trois ans, se révélait un actionnaire minoritaire au sein du groupe. Il demeure persuadé de pouvoir donner des nouvelles aux amateurs du Rockfest dès janvier.

Je me retrouve donc maintenant libre et seul aux commandes. Je reprends le contrôle de ma destinée comme ce fut le cas pour les 10 premières éditions, a-t-il fait valoir dans sa déclaration publique.

Il y a énormément de travail pour rebâtir ce que j’avais construit sur de nouvelles bases et réparer les pots cassés, mais je vais me retrousser les manches et continuer en gardant la tête haute.

Déclaration sur Facebook d'Alex Martel, fondateur du Rockfest

Sur Twitter, le député de Papineau et ministre responsable de la région de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, a indiqué avoir discuté avec M. Martel. Il a également échangé avec le maire de Montebello et la ministre du Tourisme du Québec, Caroline Proulx.

Par ailleurs, toutes les demandes d'entrevue formulées depuis juin par Radio-Canada auprès du président et trésorier d'Outaouais Rock, Claude Larivée, quant à l'avenir du Rockfest, sont restées lettres mortes.

Ottawa-Gatineau

Musique