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Les fermetures d'urgences ont été plus fréquentes l'an dernier en Nouvelle-Écosse

Un panneau indiquant l'entrée de l'urgence est posé au-dessus d'une porte.

Le nombre d'heures de fermeture des urgences a augmenté de façon abrupte en un an, particulièrement dans le comté de Cumberland.

Photo : Radio-Canada / CBC

Radio-Canada

Les fermetures d'urgences dans les hôpitaux de la Nouvelle-Écosse ont été plus fréquentes l'année dernière que les années précédentes.

Le ministère de la Santé vient de publier son rapport annuel sur les urgences, couvrant l'exercice financier 2017-2018. Les urgences ont été fermées 30 500 heures durant cette période. Elles avaient été fermées pendant 25 000 heures en 2016-2017.

De toutes les régions, c'est le comté de Cumberland qui a vu la hausse la plus importante des heures de fermeture des urgences. Au total, elles ont été fermées pendant 6400 heures en 2017-2018, comparativement à 2000 l’année précédente.

La directrice des soins d’urgence à la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse, Tanya Penney, dit que le problème découle de la difficulté de recruter et de retenir des médecins. Nous n’en avons simplement pas assez dans certaines régions, indique-t-elle.

Le ministre de la Santé de la Nouvelle-Écosse, Randy Delorey, affirme que la province commence à voir les effets positifs de certaines de ses initiatives de recrutement. Il espère que ces programmes prouveront leur efficacité dans les prochains rapports.

L’ajout de résidences médicales et le recrutement de médecins formés à l’étranger devraient contribuer également à amoindrir la pénurie dans certaines communautés, dit le ministre.

Disponibilité du personnel infirmier

Les auteurs du rapport soulignent que la disponibilité des infirmières a été un facteur dans certaines fermetures d’urgences.

Tanya Penney précise d’ailleurs que la Régie a révisé sa stratégie de placement des infirmières en 2018. Par exemple, des efforts ont été déployés pour qu’elles puissent travailler plus près de chez elles, une mesure qui a donné de bons résultats.

Randy Delorey.

Le ministre de la Santé de la Nouvelle-Écosse, Randy Delorey.

Photo : CBC

Elle indique aussi que les autorités devront bientôt prendre des décisions difficiles, notamment sur la répartition des ressources quand de nombreux établissements de santé se trouvent à proximité les uns des autres.

La porte-parole du Parti progressiste-conservateur en matière de santé, Karla MacFarlane, affirme que le gouvernement ne peut pas régler le problème tant que le ministre Delorey et le premier ministre Stephen McNeil ne reconnaîtront pas que le système de santé est en crise.

Le Nouveau Parti démocratique provincial accuse pour sa part le gouvernement d’avoir abandonné les régions rurales. La porte-parole du parti en santé, Tammy Martin, dit que ce sont leurs résidents qui en souffrent.

Avec les informations de CBC

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