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C'est l'impasse dans les négociations à l'Aluminerie de Bécancour

Le Syndicat des métallos a installé des roulottes à l'extérieur de l'Aluminerie de Bécancour.

Le Syndicat des métallos a installé des roulottes à l'extérieur de l'Aluminerie de Bécancour inc.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Radio-Canada

Les 1030 travailleurs syndiqués de l'Aluminerie de Bécancour inc. (ABI) devront attendre au retour de la période des Fêtes pour espérer un règlement du conflit de travail qui les touche depuis près d'un an. Les parties n'ont pas trouvé de terrain d'entente à la date butoir imposée par Québec.

Le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, dit être « extrêmement déçu ».

Je n’abandonne pas, je suis toujours en mode action, je veux être un aidant, un facilitateur, mais je ne peux pas faire la job tout seul.

Jean Boulet, ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale

Jean Boulet s'interroge sur la volonté des parties à en arriver à une entente négociée. « Si on veut négocier, ça prend une volonté et ça prend une volonté qui est réelle. Est-ce qu’on l’a sentie au cours du processus de médiation? Je veux que le conseil de médiation me fasse un rapport clair, transparent et complet de la situation. »

Il a affirmé qu’il reprendrait le dossier au retour de la période des Fêtes.

Photo : Radio-Canada

Vers un arbitrage?

Le président de la section locale 9700 du Syndicat des métallos, Clément Masse, décrit l’ambiance à la table de travail comme étant « froide ».

Il rappelle que la direction a décidé de cesser d'utiliser plusieurs cuves alors que le processus de médiation était en cours, ce à quoi le syndicat a riposté en déposant une plainte pour négociation de mauvaise foi de la part de la direction de l'ABI et d'Alcoa devant le Tribunal administratif du travail (TAT).

M. Masse souhaite cependant que le processus de négociation se poursuive et estime que les parties n’ont pas intérêt à se tourner vers l’arbitrage.

Ça nous reporterait à plusieurs mois avant d’avoir une décision, décision qui ne ferait probablement pas l’affaire ni de l’employeur ni du syndicat.

Clément Masse, président de la section locale 9700 du Syndicat des métallos

Il rappelle toutefois que les deux parties ont des intérêts communs, c’est-à-dire faire fonctionner l’usine. « Quand l’usine est en marche, les travailleurs ont leurs revenus, l’employeur a son profit », dit-il.

De son côté, le ministre du Travail, Jean Boulet, préfère attendre le rapport du conseil de médiation avant de penser à l’arbitrage.

Il rappelle que pour qu’il y ait un processus d’arbitrage, « encore faut-il que les deux parties souhaitent y adhérer ».

Par voie de communiqué, Alcoa a réitéré son désir de parvenir à un accord négocié avec la partie syndicale.

La direction écrit qu’« ABI a toujours négocié de bonne foi » et offre sa collaboration au conseil de médiation.

Les travailleurs sont en lock-out depuis le 11 janvier dernier.

La Ville de Bécancour sur le qui-vive

Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, surveille évidemment de près les développements dans le conflit de travail à l'ABI. « Pour nous autres, c'est pas loin de 20 % de nos revenus », explique le maire.

La Ville de Bécancour a déposé son budget pour 2019 il y a quelques jours. Elle partait du principe que l'Aluminerie de Bécancour serait encore en opération et payerait les taxes municipales comme par les années passées.

Qu'il y ait une aluminerie qui continue à être en opération, c'est tout ce que l'on souhaite. Sinon, on est dans la grosse misère.

Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois

Mauricie et Centre du Québec

Économie