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Le français à l'hôtel de ville de Toronto : une progression lente

Un homme en complet bleu qui sourit.

Le maire de Toronto, John Tory, réaffirme son engagement pour améliorer les services en français à l'hôtel de ville lors d'un entretien de fin d'année.

Photo : Radio-Canada / Lyne-Françoise Pelletier

Lyne-Françoise Pelletier

Le maire John Tory affirme qu'une des priorités de la ville de Toronto est de respecter l'usage du français comme langue officielle. Il veut lui accorder plus de visibilité tout en prévenant les bévues des années passées. M. Tory compte sur le comité consultatif francophone pour atteindre ses objectifs.

Les propos du maire John Tory ont été recueillis lors d'un entretien de fin d'année.

Q : L'an dernier, vous aviez promis d'accorder une plus grande place au français à l'hôtel de ville a-t-on fait des progrès?

JT : Je crois que nous avons fait des progrès, mais les gouvernements sont lents, ici comme ailleurs. J'ai demandé au comité consultatif francophone de m'aviser au sujet de la production du matériel en français. C'est important pour moi de respecter cette langue officielle du Canada.

L'an dernier, nous avons eu un incident avec la lettre de recyclage. La question est maintenant de savoir quelle est l'information pertinente qui doit être traduite en français pour les citoyens.

Une décision qui doit être prise par les fonctionnaires municipaux. J'espère que nous les aiderons à prendre une décision éclairée parce que je crois que c'est très important pour nous de traduire beaucoup d'information en français.

Nous attendons présentement un rapport du directeur municipal peut-être pour janvier. Tous les rapports sont retardés en raison de l'année électorale. Mais je suis satisfait parce que j'ai demandé ce rapport et c'est un petit exemple de progrès.

Q : Vous aviez aussi promis d'améliorer la visibilité du français à Toronto...

JT : Je veux attendre la formation du comité consultatif. Je veux leur opinion, à savoir, que doit faire un gouvernement municipal pour améliorer non seulement les services aux citoyens qui parlent français, mais aussi pour faire avancer la langue française. Les francophones de Toronto représentent un groupe de citoyens très important.

En toute honnêteté, je n'ai pas posé cette question l'an passé. J'étais très occupé avec les élections, mais je promets de poser ces questions l'année prochaine.

Q : Ottawa est officiellement bilingue...Qu'en est-il de Toronto?

JT : Ce n'est pas une priorité pour moi.

Les grandes déclarations sont importantes, mais je pense que ma priorité est de déterminer, comme le rapport du directeur municipal, quelles sont les mesures pour protéger la langue française et pour garantir aux citoyens francophones que les publications et les communications seront en français et en anglais comme les deux langues officielles du Canada, et d'améliorer les services et le rôle de la langue française dans la Ville.

Un homme en complet bleu assit sur une chaise qui regarde une autre personne dos à la caméra.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le maire John Tory veut savoir quelles sont les informations pertinentes qui doivent être traduites en français pour la communauté francophone.

Photo : Radio-Canada / Lyne-Françoise Pelletier

Q : Que contient ce rapport du directeur municipal?

JT: Le directeur municipal va recommander que le comité consultatif francophone de Toronto soit reconduit pour ce mandat. Tous les comités consultatifs de la Ville disparaissent lors des élections municipales.

L'objectif est d'améliorer les services en français pour les francophones qui vivent ici.

Q : Est-ce que vous avez demandé d'élargir le mandat du comité, d'avoir plus de réunions par exemple, ou est-ce que ce sera le même format?

JT : Le problème, selon moi, n'est pas le mandat, mais plutôt les réunions qui ne sont pas fréquentes. Je crois que le comité doit se rencontrer plus souvent.

C'est un début important. Et si c'est nécessaire, je vais présider le comité, si personne d'autre ne parle français ou ne s'intéresse aux services aux francophones.

Q : Est-ce que vous allez forcer les conseillers à suivre des cours de français?

JT : Je ne parle pas français très bien, comme vos auditeurs peuvent le constater. Mais honnêtement, c'est plus difficile de susciter l'intérêt pour ce sujet si des membres du conseil municipal ne parlent pas français et n'ont pas beaucoup de citoyens dans leur quartier qui parlent français.

C'est un défi pour nous de faire avancer et de faire respecter le français. Mais c'est une question de principe parce que c'est une des deux langues officielles du Canada.

Comme beaucoup d'autres questions politiques, je crois que les citoyens apprécient le progrès, même s'il est graduel, et l'attention que lui portent des leaders comme moi. C'est la voie que je vais suivre.

Un homme en complet bleu et cravate rouge.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

John Tory, le maire de Toronto, soutient le projet de l'Université de l'Ontario français parce qu'il y voit plusieurs avantages culturels et économiques pour la Ville.

Photo : Radio-Canada / Lyne-Françoise Pelletier

Q : L'Université de l'Ontario français... Qu'est-ce que ça représente pour vous d'avoir une telle institution dans la Ville?

JT : Cette institution représente une opportunité, une grande opportunité pour la ville de Toronto.

Nous n'avons pas l'argent pour ce projet parce que l'éducation n'est pas la responsabilité des villes, des municipalités. Mais je pense qu'il est possible d'aider avec le processus. Nous pouvons, par exemple, contribuer à trouver un immeuble public pour l'établissement de cette université.

Jusqu'à présent, je n'ai pas reçu d'appel, mais si l'équipe de l'Université veut m'appeler, ce sera un plaisir pour moi d'essayer de les aider avec ce projet.

Q : Allez-vous défendre le projet auprès du premier ministre provincial?

JT : Je n'en ai pas parlé avec le premier ministre de l'Ontario. Nous avons beaucoup d'autres sujets : transport en commun, logement abordable, etc.. Mais si le premier ministre me demande mon opinion ou si le sujet fait surface dans nos discussions... Le premier ministre connaît mon opinion à ce sujet par le biais des médias.

Cette université est une grande opportunité pour Toronto, et pour l'Ontario aussi, pour contribuer à bâtir une économie, une société, une ville très très prospère.

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