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L’Alberta dévoile son plan d’action en matière de francophonie

Un drapeau franco-albertain en premier plan et des enfants tenant des petits drapeaux. Les Francophones de l'Alberta ont franchi une nouvelle étape de leur reconnaissance en mars lorsque le ministre responsable du Secrétariat francophone Ricardo Miranda (au centre) a déclaré le mois de mars, Mois de la francophonie en Alberta.

Le plan d’action fait suite à la Politique en matière de francophonie de l’Alberta, adoptée en juin 2017.

Photo : Radio-Canada

François Joly

Le gouvernement de l'Alberta a dévoilé jeudi le plan de mise en œuvre de sa politique en matière de francophonie.

Le plan d’action comprend 74 mesures, dont la production de plus de documents en français et une collaboration accrue avec les organismes francophones de la province. Le gouvernement de l'Alberta s'engage également à répondre en français quand quelqu'un communique avec l'un de ses ministères dans la langue de Molière.

Le document, intitulé « Plan d’action de la Politique en matière de francophonie 2018-2021 », comprend cependant peu de nouvelles mesures concrètes et aucun nouvel engagement financier de la part de la province.

Selon la députée de Sherwood Park et membre du comité consultatif de l’Alberta en matière de francophonie, Annie McKritick, il était important pour l’Alberta de montrer l’exemple après les coupes dans les services aux francophones imposées par le gouvernement de l’Ontario.

On veut continuer à travailler avec la communauté francophone et on comprend [ses] besoins.

Annie McKritick, députée de Sherwood Park

Le document de 28 pages comprend toutefois quelques mesures très précises comme « d’améliorer les services offerts en français au Musée royal Tyrrell de paléontologie ». Il prévoit également la traduction en français de nombreux documents et sites web gérés par le gouvernement de l'Alberta.

Briser le plafond de verre

Le plan est tout de même bien accueilli par l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA). Son président, Marc Arnal, se réjouit de voir que la province accorde un statut particulier à la langue française.

On a réussi à percer le fameux plafond de vitre selon lequel on se faisait dire que le français, c’est une langue comme les autres. Le français n’est pas une langue comme les autres.

Marc Arnal, président de l’ACFA

Marc Arnal se montre par ailleurs optimiste quant à l’avenir du plan advenant une défaite du NPD aux prochaines élections provinciales prévues au printemps.

« Ces choses ont été faites. [Jason Kenney] va les conserver. Peut-être qu’il ne va pas les étendre au-delà de ce que c’est maintenant, mais ça m’étonnerait qu’il en enlève », précise-t-il.

Il croit que la levée de boucliers provoquée par les coupes dans les services en français en Ontario a montré qu’il était risqué politiquement de s’en prendre aux services aux francophones.

Marc Arnal espère par ailleurs que les conservateurs sauront dissocier les conflits qui opposent le gouvernement de l’Alberta avec celui du Québec des relations que la province entretient avec sa communauté francophone.

Le plan d’action fait suite à la Politique en matière de francophonie de l’Alberta, adoptée en juin 2017.

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