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Plus d'argent et plus de membres : les objectifs des libéraux en 2019

Un homme, cheveux gris, yeux clairs, répond aux questions des journalistes.

John Fraser, chef par intérim du Parti libéral de l'Ontario

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Parti libéral de l'Ontario (PLO) entend renflouer ses coffres et augmenter le nombre de ses membres au cours de la prochaine année. Les libéraux souhaitent tourner la page sur 2018, une année difficile pour la formation politique qui était au pouvoir il y a à peine quelques mois et qui compte aujourd'hui seulement sept députés au sein de l'Assemblée législative de l'Ontario.

Un texte de Claudine Brûlé

Si le travail des libéraux à l'Assemblée législative est différent de celui des dernières années, c'est dû à la perte de leur statut officiel de parti. En dehors de la Chambre, la situation est différente, affirme le chef intérimaire du PLO, John Fraser, dans le cadre d'une entrevue de fin d'année accordée à Radio-Canada.

À l'intérieur de la Chambre, c'est difficile. En dehors de la Chambre, avec les médias, dans la rue, dans la communauté, c'est la même chose qu'avant.

John Fraser, chef intérimaire du PLO
John Fraser debout, il enlève son micro après avoir terminé une entrevue. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

John Fraser fait le bilan d'une année de l'année 2018 pour le Parti libéral de l'Ontario

Photo : Radio-Canada

M. Fraser rappelle que plus d'un million d'Ontariens ont voté pour le Parti libéral de l'Ontario lors de l'élection de juin. Il souhaite aujourd'hui rallier les conservateurs plus modérés à son parti.

Pour le moment, aucune date n'a été déterminée pour la course à la direction du PLO. Selon le chef intérimaire, cela pourrait être une occasion d'injecter du sang neuf et d'augmenter le nombre de membres de la formation.

Les observateurs de la scène politique croient que le choix du prochain chef libéral se fera après l'élection fédérale d'octobre 2019.

La course à la chefferie et l'élection fédérale sont d'ailleurs deux bonnes occasions de rebâtir le PLO, note pour sa part l'ancienne première ministre et ancienne chef du Parti libéral de l'Ontario Kathleen Wynne.

Deux femmes assises une devant l'autre, l'une répond à une question posée par l'autre.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Kathleen Wynne, ancienne première ministre de l'Ontario, fait le bilan sur l'année 2018.

Photo : Radio-Canada

Les sept députés libéraux élus veulent se faire voir et entendre à l'extérieur de Queen's Park. Ils prévoient une tournée de la province cette année, pour aller parler directement aux Ontariens qui les ont boudés en juin dernier.

Entre-temps, l'ancienne première ministre Kathleen Wynne reconnaît qu'il a été difficile de retourner en Chambre à titre de députée indépendante, et d'entendre jour après jour le gouvernement progressiste-conservateur l'accuser d'avoir mal géré la province durant ses cinq années en poste.

J'ai une opinion et des idées et je vais continuer à représenter les valeurs libérales ainsi que les gens qui ont voté pour moi.

Kathleen Wynne, députée libérale et ancienne première ministre de l’Ontario

Un travail plus difficile aussi puisque le Parti libéral n'a pas assez d'élus pour être officiellement reconnu par l'Assemblée législative, et recevoir un financement pour effectuer, par exemple, de la recherche.

Une femme dans la cinquantaine, dans un bureau de Queen's Park, aborde un air de réflexion, répond à une question. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Kathleen Wynne, ancienne première ministre de l'Ontario, fait le bilan sur l'année 2018.

Photo : Radio-Canada

Mme Wynne dit que ce n'est pas l'absence de financement qui l'agace le plus, mais bien d'avoir un temps de parole moins important dans les débats que si son parti était reconnu par Queen's Park.

Ensemble, les 10 députés indépendants (7 libéraux, 1 vert et 2 anciens progressistes-conservateurs) ne peuvent poser qu'une seule question par jour au gouvernement.

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Toronto

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