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La survie au ralenti : quand petit train va loin

Une tortue tend le cou et le regard vers la caméra.

Sans surprise, la tortue fait partie de l'exposition du musée, qui met la lenteur en milieu naturel en vedette.

Photo : Radio-Canada

Barbara Laurenstin
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'exposition La survie au ralenti présente des animaux vivants qui ont adopté des tactiques pour rester en vie donnant tout son sens à l'expression lentement mais sûrement. Tortues, reptiles, chauve-souris et Roger le paresseux s'installent du 21 décembre au 22 avril prochain, au Musée canadien de la nature.

On peut penser que la lenteur n’est pas un avantage dans la nature, mais, en fait, la rapidité exige beaucoup plus d’énergie de la part des animaux. C’est ce que la nouvelle exposition La survie au ralenti veut démontrer, par le biais de la présentation d’animaux vivants qui utilisent cette stratégie dans la nature.

En collaboration avec Little Ray’s Nature, l’exposition présente 19 habitats qui hébergent une tortue de Tornier, une effraie d’Amérique, des roussettes paillées (une sorte de chauve-souris) et une dizaine d’autres espèces intrigantes ou moins connues.

C'est sans oublier Roger, le paresseux à deux doigts, vedette de l’exposition, qui a développé la lenteur comme mode de vie et pour éviter les prédateurs.

L'animal est perché dans un arbre.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Tête en bas et paraissant presque gêné, Roger le paresseux est installé dans son habitat.

Photo : Radio-Canada

Le paresseux, lui, c’est l’animal le plus lent de la terre, et il va se camoufler dans les arbres et se fondre dans son environnement avec sa fourrure, explique Nicole Dupuis, conceptrice des expositions au Musée canadien de la nature.

Il va descendre très rarement au sol parce qu’il ne peut pas bouger très vite. Pour lui, c’est dangereux. Ses bras sont adaptés pour rester pendu à des branches.

Une citation de : Nicole Dupuis, conceptrice des expositions au Musée canadien de la nature

Démonstrations et diversité

Des démonstrations quotidiennes avec des interprètes de Little Ray’s Nature offriront aux visiteurs l’occasion d’observer les animaux à l’extérieur de leur terrarium, dont possiblement Roger le paresseux. Une chance unique de voir de plus près des espèces que les gens n’auraient peut-être pas la chance de côtoyer autrement.

Gros plan sur le reptile jaune aux motifs bruns, qu'une personne tient dans sa main gauche.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ce gecko fait partie des espèces insolites ou moins connues que l'exposition permet de voir.

Photo : Radio-Canada

L’exposition propose une diversité dans la sélection des animaux présentés.

La plupart des animaux ont une relation avec le thème des animaux lents ou des animaux très rapides. On a aussi des oiseaux qui peuvent être très vites. On voulait aussi avoir de la diversité avec différents écosystèmes.

Une citation de : Josh Bulgin, Little Ray's Nature

Mais que peut-on apprendre de ces animaux? Certains aspects de notre vie nous obligent constamment à aller rapidement, il vaudrait la peine de se questionner sur notre gestion du temps. Selon Nicole Dupuis, il y a certainement des avantages à la lenteur.

Je pense que durant le temps des Fêtes, oui, on peut peut-être apprendre des paresseux. Ça serait peut-être une bonne leçon de conserver son énergie et de prendre ça mollo!lance Mme Dupuis.

POUR Y ALLER
La survie au ralenti
Au Musée canadien de la nature
Du 21 décembre 2018 au 22 avril 2019

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