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Accusé d'avoir infligé des châtiments corporels, le pasteur Guillot n'a fait « qu'appliquer la Bible »

Claude Guillot enseignait dans le sous-sol de sa résidence.

Claude Guillot enseignait dans le sous-sol de sa résidence.

Photo : Radio-Canada / Photo présentée en preuve

Accusé de sévices physiques et psychologiques sur six enfants, le pasteur Claude Guillot s'est défendu d'avoir mal agi lors de son témoignage, jeudi. L'homme de 68 ans dit avoir basé ses actes sur les commandements des Écritures saintes.

Guillot est accusé notamment de voies de fait armées et causant des lésion, séquestration et harcèlement sur six enfants.

Parsemant son témoignage de nombreuses citations de la Bible, Guillot a justifié les corrections corporelles par les écrits de l'Ancien et du Nouveau Testament.

Il a raconté sa « conversion » en 1979, lorsqu'il a lu l'Évangile de Jean en une soirée avant de se tourner vers le Seigneur.

« Ç’a été un point tournant de ma vie », a expliqué le sexagénaire, avec une pointe d'émotion.

« Je crois que la Bible a été écrite par le Saint-Esprit », a rajouté le pasteur baptiste.

Claude Guillot explique les règles de ses corrections corporelles.

La première séquence d'événements qui lui sont reprochés serait survenue à Victoriaville, où Guillot était responsable de la discipline d'une école baptiste dans les années 1980.

Il a longuement expliqué qu'il ne faisait qu'appliquer les principes d'un programme éducatif, basé sur les enseignements de la Bible.

« On ne le faisait pas à l'enfant, on le faisait pour l'enfant », a-t-il insisté, au sujet des coups de palette de bois qui visaient à corriger les mauvais comportements.

Former, pas punir, affirme le pasteur

Il contredit les témoins qui ont parlé de la fureur qu'il démontrait lors de certaines de ses corrections.

« J'étais calme, j'expliquais et je procédais », a précisé le pasteur, qui terminait les séances par une prière en prenant l'élève « corrigé » dans ses bras.

« Ce n'est pas une punition. C'est une formation », a encore ajouté Claude Guillot, au sujet de ces châtiments qui se limitaient, selon son témoignage, à un maximum de cinq coups.

Il n'a pas encore abordé les événements qui seraient survenus à sa résidence où des enfants disent avoir été privés de nourriture et d'eau, en plus de devoir se soumettre à des séances de torture physique et psychologique.

Son témoignage se poursuivra vendredi.

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