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Un guide de chasse veut faire lever l’interdiction de tuer des grizzlys en C.-B.

Un ors grizzly.
Un grizzly. Photo: Parcs Canada
La Presse canadienne

Le propriétaire d'une entreprise de chasse de Smithers, en Colombie-Britannique, poursuit la province en justice, affirmant que l'interdiction de chasser le grizzly depuis 2017 cause du tort à l'industrie.

Ron Fleming gère la boutique Love Bros & Lee à Smithers, ville de 5000 habitants entre Prince George et Prince Rupert. Il est guide de chasse depuis 45 ans. Il accompagne ses clients dans la traque d’ours, de caribous et de chèvres de montagne.

Depuis que le gouvernement néo-démocrate a interdit la chasse du grizzly, en 2017, 245 entreprises comme la sienne subissent des difficultés, ce qui a un impact sur 2000 Britanno-Colombiens, selon M. Fleming.

Il intente donc une action collective devant la Cour suprême de la province pour faire lever l’interdiction. Il y cite le ministre des Forêts, des Terres, des Opérations liées aux ressources naturelles et du Développement rural, Doug Donaldson.

Le guide de chasse allègue que le ministre et le gouvernement connaissaient l’impact que l’interdiction aurait sur une partie de la population, mais ont maintenu l'interdit pour des raisons politiques et de société.

 La chasse au grizzly n’est plus acceptable socialement pour une vaste majorité de Britanno-Colombiens.

Doug Donaldson, ministre des Forêts, des Terres, des Opérations liées aux ressources naturelles et du Développement rural, en 2017

M. Fleming conteste l’idée que le gouvernement voulait protéger les grizzlys. Il affirme que seuls 2 % des ours de la Colombie-Britannique étaient chassés avant l’interdiction, et que le nombre d’ursidés augmentait.

Ces affirmations n’ont pas été prouvées devant un tribunal et le gouvernement provincial n’a pas fait de commentaires pour l'instant.

L’interdiction de la chasse au grizzly ne concerne pas les Premières Nations reconnues par traité et celles qui chassent pour se nourrir ou pour des raisons culturelles.

Cependant, le représentant des Tahltan et des Iskut, Chad Day, dit que son gouvernement autochtone soutient la démarche de Ron Fleming.

« L’interdiction cause du tort à notre peuple sur le plan culturel et économique, et place de nombreuses communautés britanno-colombiennes et une population d’ongulés et de saumons dans une situation de plus en plus risquée », a déclaré M. Day par communiqué.

La Cour suprême de la Colombie-Britannique doit d’abord approuver la demande d’action collective avant que d’autres personnes puissent s’y joindre.

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