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chronique

Personne ne nous apprend à améliorer la vie sur Terre

Écoutez la chronique intégrale - Personne ne nous apprend à améliorer la vie sur Terre
Jean-Pierre Perouma

C'est dans le cadre des Journées québécoises de la solidarité internationale que Sarah Charland-Faucher a rencontré les élèves de l'école secondaire Paul-Hubert de Rimouski. Sarah est accueillie par Nadia Poirier, professeure en éthique et culture religieuse, et par ses élèves. L'objet de cette rencontre est de se questionner sur le rôle et l'influence du système scolaire dans la compréhension et la capacité d'agir sur le monde.

Ce questionnement est porté par l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI). Au Bas-Saint-Laurent, c’est le Carrefour international Bas-laurentien pour l’engagement social (CIBLES) qui en a la responsabilité.

Sarah Charland-Faucher est coordinatrice du CIBLES. Elle fait des visites dans les écoles secondaires du Bas-Saint-Laurent afin de présenter des conférences sur la solidarité internationale. Cette année, ce sont 14 classes qui en ont bénéficié.

Une jeune femme en conférence devant une classe attentive. Sarah Charland-Faucher en conférence dans une classe de l'école Paul Hubert. Photo : Jean-Pierre Pérouma

Le système scolaire : ce qu’en pensent les jeunes

Selon Sarah Charland-Faucher, les élèves sont de plus en plus soucieux de l'avenir de la planète et de la solidarité internationale. Par exemple, les élèves font de plus en plus le lien entre les situations critiques dans certaines régions et l’immigration.

quatre adolescents qui posent dans leur classe d'éthique. Alexandre Ouellet, Matthias Desrosiers, Laurence Bérubé et Samuel Vézina, élèves à l'école Paul Hubert de Rimouski. Photo : Nadia Poirier

Tout est lié. Les personnes viennent au Canada [...] c’est pour mieux vivre.

Alexandre Ouellet, élève

Y’a plein de places dans le monde qui ont besoin d’aide, puis nous autres on s’en fout.

Samuel Vézina, élève

Les élèves sont touchés par les difficultés dans le monde et exhortent souvent les adultes à collaborer.

Ça rejoint la valeur de l’empathie, faudrait s’occuper de ce qui se passe dans le monde.

Laurence Bérubé, élève

À la fin de ses conférences, Sarah invite les élèves à une activité. Par petits groupes, les élèves évaluent le système scolaire et formulent des recommandations. L’évaluation du système scolaire est cinglante. Les élèves ne lui donnent pas la note de passage.

Les réactions, c’est qu’il leur manquait beaucoup d’éléments pour comprendre les enjeux sociaux et mondiaux.

Sarah Charland-Faucher, coordinatrice du CIBLES.

En outre, les élèves souhaitent aussi des enseignements qui soient plus diversifiés tant dans leur contenu que dans la forme. Ils souhaitent sortir d’un certain carcan académique.

Ça revient souvent qu’ils disent qu’on veut les conformer, les mettre dans un moule.

Sarah Charland-Faucher, coordinatrice du CIBLES.

Les jeunes sont plus conscients des défis actuels que le monde a à relever. Mais également que cette lourde responsabilité va leur incomber.

C’est eux qui vont vivre avec les problèmes qui sont là, et personne ne leur parle de comment les résoudre.

Sarah Charland-Faucher, coordinatrice du CIBLES.

Toutes ces évaluations sont centralisées et les résultats seront remis à Jean-François Roberge, actuel ministre de l'Éducation.

Bas-Saint-Laurent

Société