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Effervescence scientifique à Mont-Joli

L'édifice de l'Institut Maurice-Lamontagne, à Mont-Joli
L'édifice de l'Institut Maurice-Lamontagne, à Mont-Joli Photo: ICI Radio-Canada
Djavan Habel-Thurton

Depuis deux ans, l'Institut Maurice-Lamontagne de Mont-Joli connaît une véritable effervescence scientifique. On y a lancé plusieurs projets de recherche et des collaborations internationales novatrices.

Yves de Lafontaine, directeur de l’Institut Maurice-Lamontagne, n’hésite pas à parler d’une croissance phénoménale.

Depuis deux ans, l’IML a embauché près de 60 personnes et a redémarré des programmes d’emplois étudiants. Il emploie aujourd’hui plus de 420 personnes.

De moins de 25 millions de dollars pour l’exercice financier 2015-2016, le budget de l’institut est passé à plus de 36 millions cette année, ce qui représente une augmentation de 47 %.

Ce budget de fonctionnement n'inclut même pas l’investissement de 27 millions de dollars annoncé à l'automne 2017 et qui permettra aux scientifiques de l’IML d’effectuer leurs recherches dans des laboratoires neufs d'ici trois ans.

Cette période faste survient après des années de vaches maigres imposées par le gouvernement Harper.

Nouvelles recherches

Cette injection de fonds a d’abord permis de bonifier des programmes existants, notamment celui des pêches. Celui-ci vise à évaluer les ressources existantes de différentes espèces pêchées dans le Saint-Laurent. L’institut répertorie par exemple les stocks de myes, de capelans et de concombres de mer.

Un tout nouveau plan de protection des océans a également été lancé en novembre 2016. Il vise entre autres à protéger les mammifères marins comme le béluga et la baleine noire, deux espèces en voie d'extinction.

L’institut peut aussi se permettre de faire davantage de recherches concernant l’impact des changements climatiques sur les écosystèmes.

Pêches et Océans Canada, le ministère fédéral duquel dépend l’IML, utilise aussi ses ressources pour soutenir le travail de chercheurs qui travaillent dans un contexte plus académique. Par exemple, les réseaux d’experts Québec-Océan et Ressources Aquatiques Québec ont été subventionnés par le ministère.

On a reçu beaucoup, mais on a aussi été capable de soutenir la recherche qui se fait à l’extérieur, explique Yves de Lafontaine, qui, en plus d'être le directeur de l'IML, porte aussi le chapeau de directeur régional des sciences à Pêches et Océans Canada.

Un institut de classe mondiale

Les collaborations de l’IML dépassent les frontières canadiennes. Avec des collègues de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) américaine, des chercheurs bas-laurentiens analysent les populations baleines noires et les stocks de maquereaux qui vivent dans les eaux des deux pays.

L’IML collabore aussi avec l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (IFREMER), qui est en quelque sorte le pendant français de Pêches et Océans Canada. Les organisations travaillent conjointement pour mieux comprendre l’impact des changements climatiques sur les ressources de pêche.

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