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Québec à la rescousse du berceau de la présence française en Amérique

Photographie en contreplongée de Régis Labeaume, Geneviève Guilbault et Nathalie Roy prise en hiver. On aperçoit, à l’arrière-plan, le tracel et la falaise de Cap-Rouge.
Le maire Régis Labeaume en compagnie des ministres Geneviève Guilbault et Nathalie Roy Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le gouvernement Legault investira 8,4 millions de dollars au cours des 5 prochaines années afin de préserver et mettre en valeur le site archéologique Cartier-Roberval, considéré comme le berceau de la présence française en Amérique.

Le projet de conservation prévoit l’aménagement d’une passerelle d’observation comprenant un espace d’interprétation ainsi qu’un belvédère offrant une vue à 360 degrés sur le site, l’anse du Cap-Rouge et le fleuve Saint-Laurent.

Situé dans le secteur de Cap-Rouge, à Québec, le site Cartier-Roberval renferme les vestiges du village fortifié fondé en 1541 par l’explorateur Jacques Cartier. Il s’agit de la première tentative d’implantation d’une colonie française en Amérique.

La vice-première ministre, Geneviève Guilbault, a affirmé que le site Cartier-Roberval était « une richesse nationale dont l’intérêt dépasse largement les frontières » de sa circonscription, Louis-Hébert, et de la région de la Capitale-Nationale, dont elle est la responsable.

« C’est le berceau de la première colonie française en Amérique. Et donc, il est grand temps de lui donner l’importance qu’il mérite », a-t-elle déclaré.

Esquisse de passerelle d'observation qui sera aménagée sur le site archéologique Cartier-Roberval. Des passants observent le fleuve depuis la structure de boisEsquisse de passerelle d'observation qui sera aménagée sur le site archéologique Cartier-Roberval Photo : CCN

Laissé à l’abandon

Après sa découverte en 2005, le site avait fait l’objet de fouilles archéologiques. Elles ont toutefois été arrêtées en 2008. Depuis, le site est laissé à l’abandon et ne cesse de se détériorer en raison, notamment, des éléments, des animaux et de l’acidité du sol.

Des archéologues inquiets de voir le site se dégrader davantage avaient récemment interpellé le gouvernement de la Coalition avenir Québec afin qu’il respecte sa promesse de le préserver.

Même s’ils saluent l’investissement annoncé jeudi, les scientifiques déplorent qu’il n’y ait pas de sommes prévues pour la poursuite des fouilles.

« Il reste beaucoup à faire pour avoir un portrait précis au niveau de l'architecture, au niveau de la vie, au niveau de la grandeur de l'établissement, parce que ce qui a été découvert, c'est peut-être 1 % de l'établissement », a fait valoir l’archéologue Robert Fiset.

Exposition

En plus de la passerelle d’observation et du centre d’interprétation, le projet de mise en valeur prévoit la production d’une exposition qui sera présentée au Musée de la civilisation.

« Cette exposition témoignera de la vie des premiers colons français outre-Atlantique et fera suite à l'exposition La colonie retrouvée, qui est présentée au Musée de l'Amérique francophone depuis 2013 et qui prendra fin à l'automne prochain », a précisé Geneviève Guilbault.

Le ministère de la Culture et des Communications continuera d’offrir son expertise afin d’en apprendre davantage sur les quelque 6000 artéfacts qui ont été découverts jusqu’ici.

« Les analyses des objets et des vestiges retrouvés […] vont permettre d'approfondir nos connaissances sur la toute première colonie françaises d'Amérique », a indiqué la ministre de la Culture, Nathalie Roy.

Labeaume enthousiaste

De son côté, le maire de Québec, Régis Labeaume, s’est réjoui d’apprendre que le site Cartier-Roberval sera préservé.

Une nouvelle qui s’ajoute à la découverte récente de la palissade de Beaucours.

« Je relance le défi, il nous reste [juste] à trouver le tombeau de Champlain », a lancé le maire à la blague.

Les travaux de conservation et de mise en valeur du site Cartier-Roberval débuteront le printemps prochain.

Avec la collaboration de Fanny Samson

Québec

Histoire