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Remparts et Drakkar s'échangent leur gardien de but numéro un

Il est debout devant son filet.

Le gardien de but Dereck Baribeau (30) de l'équipe des Remparts, au Centre Vidéotron.

Photo : Radio-Canada / Alice Chiche

Guillaume Piedboeuf

Les Remparts et le Drakkar se sont échangé leur gardien de but numéro un, tard mercredi soir. Dereck Baribeau prend le chemin de Baie-Comeau, alors que Kyle Jessiman s'amène à Québec.

« On va chercher un gardien qui peut jouer pour nous cette année et l’année prochaine. On échange un gardien qui a signé un contrat pro », a expliqué sans détour l’entraîneur-chef et directeur général Patrick Roy en conférence téléphonique mercredi soir.

Bien que les cerbères soient tous deux âgés de 19 ans, leur situation l’an prochain diffère.

Déjà embauché par le Wild du Minnesota, Baribeau devrait, en principe, jouer chez les professionnels. Selon Roy, le Wild n’a pas fermé la porte à renvoyer le colosse de 1,98 m (6 pi 6po) dans les rangs juniors la saison prochaine, mais Jessiman offrait aux Remparts davantage d’assurance.

Ce gardien de petit gabarit à 1,78 m (5 pi 10 po) et 77 kg (171 lb) affiche une moyenne de buts accordés de 2,81 et un taux d’efficacité de ,902 en 22 matchs cette saison. En comparaison, Baribeau, qu’avait acquis Philippe Boucher il y a deux ans, présente une moyenne de 2,38 et un taux de ,906 en 17 matchs.

« Quatre trente sous pour une piastre »

« Si je regarde les statistiques, ils sont pas mal égaux. C’est quatre trente sous pour une piastre. Baie-Comeau aspire aux grands honneurs et, nous, on veut rester compétitifs. Je pense que c’est un bon mélange », estime Patrick Roy, avouant qu’il ne déteste pas que la dynamique de son équipe change un peu.

Toutes les rencontres que j’ai eues sur Jessiman, on m’a dit que c’était un gars d’équipe, un gars extraordinaire que l’on va adorer.

Patrick Roy, entraîneur-chef et directeur général
Le gardien du Drakkar, Kyle Jessiman est bien entouré                    Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le gardien du Drakkar, Kyle Jessiman, est bien entouré

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Ancien choix de deuxième tour des Screaming Eagles, Kyle Jessiman avait disputé deux saisons comme titulaire au Cap-Breton avant de s’amener à Baie-Comeau, cet été.

Baie-Comeau choisit le gabarit

Le directeur général du Drakkar de Baie-Comeau, Steve Ahern, considère qu'il s'agit d'une transaction avantageuse pour les deux équipes. Le Drakkar a échangé la vitesse de Jessiman contre la carrure de Baribeau.

On a pris la décision d'y aller avec un gabarit assez imposant dans le filet.

Steve Ahern, directeur général du Drakkar de Baie-Comeau

Pas de préférence pour les joueurs de Québec

Après Mikaël Robidoux il y a quelques jours et Olivier Garneau, cet été, Baribeau est le troisième joueur établi originaire de Québec que cède Roy depuis son arrivée avec les Remparts. Mais l’origine de ses joueurs ne pèse pas dans ses décisions, affirme le directeur général.

« Les gens sont comme moi. Moi aussi, je viens de Québec. Ce qu’on veut, c’est éventuellement avoir une équipe gagnante et l’équipe n’a pas gagné une ronde en séries dans les 3-4 dernières années. »

Questionné sur la réaction de Baribeau lorsqu’il lui a appris qu’il a été échangé, Patrick Roy a expliqué qu’il a remercié son gardien et lui a souhaité bonne chance, mais qu’il ne s’est pas éternisé.

Ça me fait un peu penser à quand Réjean Houle m’a appelé. Tu ne passes pas 20 minutes au téléphone. Je comprends, c’est la même affaire avec Robidoux. Des fois, il n’y a rien à dire à part qu’on s’en va dans une autre direction.

Patrick Roy, entraîneur-chef et directeur général

Kurashev à Québec pour de bon

Déjà auteur de six échanges depuis le début de la période des échanges, samedi, Patrick Roy ne ferme pas la porte à bouger à nouveau d’ici le 6 janvier. Mais le membre du Temple de la renommée confirme qu’il n’a pas l’intention d’échanger son as marqueur Philipp Kurashev.

« On continue à travailler sur ce qu’on peut faire pour améliorer l’équipe à court et à long terme jusqu’à la date limite. C’est sûr que moi je ne peux pas juste penser en fonction de cette année. Je suis obligé de penser en fonction de l’avenir », a-t-il conclu.

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