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Le fabuleux destin des quadruplés Romero-Nazar

Le fabuleux destin des quadruplés Romero-Nazar
Marion Bérubé

Un tourbillon de Noël a littéralement envahi la maison de la famille Romero-Nazar. Guirlandes et décorations enjolivent le foyer. « J'adore passer du temps en famille », affirme Valentina, entourée de ses quatre frères et sœurs. Avec des quadruplés et un « enfant miracle », la vie de la famille originaire du Venezuela n'est pas de tout repos.

Johaira Romero ne peut s’empêcher d’être émue en repensant à l’abracadabrante histoire de la naissance des enfants qui a commencé il y a neuf ans, lorsqu'ils sont devenus les premiers quadruplés à voir le jour à Sherbrooke. On avait besoin de quatre places en néonatologie et il n’y avait pas de place disponible à Montréal, explique-t-elle.

On avait le choix entre accoucher à Montréal et transférer deux enfants dans un autre hôpital ou chercher une autre place, renchéri son mari, Santiago Nazar. On était au Canada depuis seulement un mois, on parlait à peine français, on ne connaissait personne… mais on a décidé de rester tous ensemble.

Leur choix s’est finalement porté sur Sherbrooke, une décision qu'il ne regretteront pas. On a connu la ville par hasard, mais on est tombé en amour, c’est un endroit merveilleux pour élever la famille, s’exclame Johaira Romero.

La famille a pu profiter d’un élan de générosité sans précédent lorsqu’une station de radio locale a organisé une fête de bienvenue pour les aider. Deux mois après la naissance, ils nous ont envoyé une trentaine de boîtes, c’était très plaisant, se remémore Santiago Nazar.

La famille joue dehors dans la neige avec leur chien. Santiago Nazar a un conseil bien personnel pour les parents: « ça prend beaucoup de patience », affirme-t-il. Photo : Radio-Canada

Jamais quatre... sans cinq!

Trois ans après la naissance des quadruplés, la famille n’était pas au bout de ses surprises. Malgré une ligature des trompes, Johaira Romero a accouché d’un cinquième enfant : la petite Veronica. C’est l’univers qui nous envoie cinq enfants! […] On peut dire qu’on est mieux avec cinq que ce qu’on était avant avec quatre, affirme la mère de famille.

Avec le premier accouchement, on n’avait pas le temps de profiter de notre rôle de parent. Avec la cinquième, on a eu beaucoup de temps à lui consacrer et elle nous a donné beaucoup de courage, confie Santiago Nazar. C’est comme avoir quatre professeurs… et deux adultes, lance la petite Veronica du haut de ses six ans et demi.

Santiago Nazar reste lucide sur les défis d’avoir une famille nombreuse. On n’a presque jamais de répit, ça exige beaucoup d’organisation […] trois jours sans faire du lavage, c’est fatal!

Ce n’est jamais facile. Parfois, je parle avec d’autres parents qui ont un ou deux enfants et ils me disent qu’il trouvent ça impossible, je leur réponds : ''c’est possible, j’en ai deux fois plus que toi et je n’ai pas de famille ici!''

Santiago Nazar

Noël en famille

La famille ne s’en cache pas, elle adore le temps des Fêtes. Je suis le grinch et elle est la mère Noël, disent à la blague les deux parents.

Les Sherbrookois d’adoption profitent de cette période de l’année pour passer du temps de qualité. J’aime jouer dans la neige avec mes frères et sœurs, confie Victoria.

Les parent font bien attention à leurs vœux de Noël, car ils se rappellent clairement du souhait fait neuf ans plus tôt. On a demandé chacun de notre côté des jumeaux sans le dire à l’autre, révèle Johaira Romero. On a tous deux reçu notre cadeau, deux jumeaux chacun, ça fait quatre!

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