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Climat : la pomme de terre canadienne en danger

Des pommes de terre.

Toutes les variétés de pommes de terre étudiées ont souffert des conditions sous lesquelles elles ont été étudiées.

Photo : iStock / Clearphoto

Radio-Canada

La pomme de terre canadienne fera face à des problèmes considérables si les températures continuent de se réchauffer, s'il faut en croire une nouvelle étude publiée dans la revue scientifique canadienne Botany.

Ce sont 55 différents cultivars de pomme de terre qui ont été examinés, indique le professeur Om Rajora, de l’Université du Nouveau-Brunswick (UNB), et toutes ont souffert lorsque cultivées sous des températures plus chaudes.

De plus gros plants ont poussé dans ces conditions, mais la production de tubercules a chuté considérablement.

Les plants ont vu leur teneur en chlorophylle augmenter globalement, mais la production de tubercules de pommes de terre a diminué de 93 %, résume le professeur Rajora. Certains des cultivars n’ont même pas produit de tubercule.

Même les variétés qui s’en tiraient le mieux ont produit 70 % moins de tubercules. La russet burbank, l’une des variétés les plus communes et les plus consommées, n’en a produit qu’un.

Les chercheurs ont soumis la moitié des cultivars étudiés à des températures de 35 degrés Celsius le jour et 28 degrés Celsius la nuit. Le groupe témoin était soumis à des températures de 18 à 22 degrés Celsius, semblables au climat des Andes, en Amérique du Sud.

Le professeur Rajora signale que certaines des conditions que les chercheurs ont créées pour leur étude se sont déjà manifestées naturellement hors du cadre leur projet.

Nous avons vu des 34, 35 degrés en Ontario, et la production de pommes de terre a diminué.

Om Rajora, Université du Nouveau-Brunswick

M. Rajora ne croit pas qu’il serait viable de faire la production des variétés de pommes de terre étudiées si les conditions plus chaudes auxquelles elles ont été soumises devenaient une réalité pour les cultivateurs.

Le Conseil de la pomme de terre de l’Île-du-Prince-Édouard se dit au courant des menaces que font peser les changements climatiques sur les cultivateurs et sur leur industrie.

Le directeur général du groupe, Greg Donald, indique que le Conseil a approché Agriculture et Agroalimentaire Canada pour que soient trouvés des cultivars de pomme de terre adaptés aux conditions climatiques auxquelles on peut s'attendre au Canada. Des variétés de l’ouest des États-Unis ont été soumises à des essais, dit-il.

Selon M. Donald, l’industrie canadienne de la pomme de terre doit trouver des variétés qui produisent beaucoup de tubercules durant de courtes saisons, et se prêtent bien à la culture pluviale tout en résistant à des conditions météorologiques variables et irrégulières.

Avec les informations de CBC

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