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Formation des grutiers : un rapport sera rendu public d'ici la fin février

Un grutier à l'oeuvre dans la cabine de sa grue.
Comme plusieurs de ses collègues, ce grutier a repris son travail mardi, sur un chantier de construction de Montréal. Photo: Radio-Canada / Simon-Marc Charron

Le refus des grutiers de voir grandement amputé le nombre d'heures de formation nécessaires à la conduite de certains types de grues a trouvé un écho lors des consultations du comité d'experts indépendants chargés par Québec d'étudier le problème.

La plupart des intervenants entendus lors des consultations, qui se sont terminées vendredi après-midi à Montréal, sont allés dans le même sens que les grutiers.

Professeurs d'université, Association des propriétaires de grues, syndicat des enseignants qui forment les grutiers et ingénieurs sont venus démontrer que cette nouvelle façon de faire n’est pas sécuritaire.

Le directeur du plus grand syndicat des grutiers, Evans Dupuis, s'est d’ailleurs dit satisfait de ce qu'il a entendu au cours de ces audiences.

Au tour maintenant des experts de remettre leurs recommandations au ministre du Travail, ce qui devrait être fait d'ici le 28 février.

Des consultations à la suite d'une grève illégale

Les grutiers avaient déclenché une grève illégale l'été dernier pour protester contre le fait qu’il est maintenant possible, après une formation de 150 heures supervisée par des compagnons grutiers, d’obtenir un certificat de compétence apprenti (CCA), alors qu’auparavant, le diplôme d'études professionnelles en conduite de grues de 870 heures était absolument essentiel à l’obtention du droit de conduire un tel engin.

L’idée derrière ce changement était de donner à d'autres professionnels de la construction, comme les couvreurs, la possibilité de manœuvrer certains types de grues. Mais les grutiers considèrent que ce changement risque de mettre en péril la sécurité des chantiers.

Après quatre jours de grève illégale, le Tribunal administratif du travail avait forcé le retour au travail des grutiers en juin. La Commission de la construction du Québec les avait menacés d’amendes importantes s’ils ne se conformaient pas à l’ordonnance de la cour.

D’après des informations de Marc Verreault

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