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  • 50 ans de Bye bye à la télévision de Radio-Canada

    Infographie du Bye bye 68.
    Le premier Bye bye a été diffusé à la télévision de Radio-Canada le 31 décembre 1968. Photo: Radio-Canada

    Le 31 décembre 1968, à 23 h 30, une revue humoristique de l'année s'apprête à marquer l'histoire de la télévision. Le Bye bye 68 est le premier d'une longue série qui n'a pas fini de faire jaser. Tirés de nos archives, voici cinq numéros mémorables de cette émission phare de Radio-Canada.

    Le Bye bye a été présenté tous les 31 décembre sans interruption à partir de 1968 jusqu’en 1998, avec une rétrospective en 1997.

    Auparavant, Radio-Canada avait diffusé d’autres émissions de fin d’année sous le signe de l’humour.

    Normand Hudon, Dominique Michel et Pierre Thériault dansent avec trois costumes identiques avec chapeaux, baguettes et bretelles.Dominique Michel dans un numéro de danse au P'tit Café avec les animateurs Normand Hudon et Pierre Thériault en 1960 Photo : Radio-Canada / André Le Coz

    L’émission Au p’tit café avait notamment proposé une revue de l’année sous une formule cabaret durant quatre années. La comédienne Dominique Michel faisait partie de la distribution, tout comme pour la revue humoristique Ça va éclater qui a clôt les années 1963, 1964 et 1965.

    Les comédiennes Denise Filiatrault et Dominique Michel personnifient
des religieuses dans un sketch présenté dans un cabaret.Parodie à l'émission Ça va éclater sur la vedette de l'année 1964, Sœur Sourire, avec les comédiennes Denise Filiatrault et Dominique Michel. Photo : Radio-Canada

    C’est le réalisateur de Ça va éclater, Jean Bissonnette, qui a l’idée de créer un titre récurrent pour la spéciale de fin d’année.

    En 1968, la revue humoristique du 31 décembre prend donc le nom de Bye bye.

    Voici un montage de quelques extraits du Bye bye 68, une émission spéciale de 45 minutes diffusée le 31 décembre 1968 à 23 h 30.

    On y voit les comédiens Françoise Lemieux, Donald Lautrec, Marthe Fleurant et Claude Landré.

    Le Bye bye 68 est présenté sous la forme d’un bilan explosif de l’année. L’émission adopte déjà la formule de la parodie, s’attardant tantôt à la politique, tantôt aux enjeux de société, en passant par le monde artistique.

    Les moyens, eux, sont assurément plus modestes que ceux que l’on connaît aujourd’hui.

    Les maquillages, costumes et décors se perfectionneront davantage dans les années 70.

    Durant cette même période, la publicité fait son apparition dans cette revue humoristique de l’année qui est de plus en plus attendue.

    En 1972, la fièvre de la Série du siècle s’empare des Canadiens. Plus qu’une série de hockey, ce duel entre le Canada et l’URSS représente à l’époque un prolongement de la guerre froide.

    Lors du dernier match de la série, c’est près de la moitié de la population canadienne qui sera rivée à son petit écran pour assister à la victoire de l’équipe du Canada.

    Le soir du 31 décembre, l’équipe du Bye bye recrée un plateau de télévision avec beaucoup de dérision pour évoquer cet événement avec les comédiens Réal Béland, Benoît Marleau et Denise Proulx.

    La fantaisiste Dominique Michel et les Couche-tard Jacques Normand et Roger Baulu participent aussi à ce Bye bye.

    En 1981, la revue humoristique de l’année change de nom et de ton.

    « Toute ressemblance de près ou de loin avec l’émission Bye bye est tout à fait involontaire et ne serait que pure coïncidence », annonce la nouvelle équipe aux commandes.

    Bonne année Roger prend une tangente résolument absurde et évacue toutes références politiques. On cherche essentiellement à créer de l’humour pour l’humour.

    Dans cet extrait qui met en vedette Véronique Le Flaguais, Robert J. A. Paquette, Pauline Martin et Claude Meunier, on peut dénoter une certaine critique sociale. Les préjugés raciaux et culturels sont au cœur de ce repas du Nouvel An à la Devine qui vient dîner…

    On peut aussi se demander quel accueil recevrait ce sketch aujourd’hui.

    On associe souvent le Bye bye à la comédienne Dominique Michel, qui a démontré à maintes reprises ses talents de caricaturiste dans les émissions spéciales de fin d’année.

    En 1989, elle se glisse notamment dans la peau de Michèle Richard, l’un de ses personnages fétiches.

    Ce sketch du Bye bye 89 parodie à la fois les émissions La Cour en direct et Garden Party avec les comédiens Suzanne Champagne, Yves Jacques, Patrice L’Écuyer et Dominique Michel.

    Au printemps 1989, Michèle Richard avait quitté avec grand éclat l’émission Garden Party, qu’elle coanimait avec Serge Laprade, se proclamant au passage « reine de TQS ».

    Ce sont 56 % des Québécois francophones qui suivront ce Bye bye à la télévision de Radio-Canada.

    Yves Jacques est aidé par un groupe de techniciens dans un changement de costume.Douze mains s'affairent autour du comédien Yves Jacques pour le transformer en Robin des bois au cours du Bye bye 91. Photo : Radio-Canada / Robert Baron

    Ce grand succès n’empêche pas la formule de se renouveler.

    Les Bye bye subséquents seront présentés en direct (1990, 1991 et 1992) ou dans une formule entremêlant des sketches enregistrés et du direct (1993, 1994, 1995).

    En 1997, l’équipe aux commandes du Bye bye déclare forfait.

    À la suite de la démission du noyau d’auteurs, la direction de Radio-Canada décidera d’offrir une rétrospective des meilleurs Bye bye.

    Le 31 décembre 1997, Dominique Michel et Patrice L’Écuyer pilotent l’émission 30 fois Bye bye.

    À l'intérieur, sur un fond neutre, l'animatrice Dominique Michel est assise sur un tabouret et l'animateur Patrice L'Écuyer est debout derrière elle.La rétrospective 30 fois Bye bye est animée par Dominique Michel et Patrice L'Écuyer. Photo : Radio-Canada / Jean Bernier

    En 1998, Daniel Lemire prend en charge le Bye bye, entouré d’une large équipe de comédiens. Le Bye bye 98 revient à une diffusion en différé, sans portion en direct ou devant public.

    La crise du verglas est sans contredit l’événement qui marquera le plus les esprits cette année-là.

    Ce sketch, qui met en scène Daniel Lemire, Sophie Prégent et Yvan Benoît traite de l’hospitalité – ou pas – des Québécois durant la panne d’électricité majeure qui a plongé dans le noir des millions de foyers dans plusieurs régions du Canada.

    Une tradition en dent-de-scie

    Puis, en 1999, la tradition des Bye bye est brisée.

    Pour le passage à l’an 2000, Radio-Canada choisit plutôt de présenter Aujourd’hui 2000, une émission spéciale diffusée en direct et mettant à contribution diverses chaînes de télévision à travers le monde.

    En 2003, une équipe dirigée par Véronique Cloutier et Louis Morissette propose la formule Ceci n’est pas un Bye bye.

    En 2006, Rock et Belles Oreilles (RBO) réalise le Bye bye, soulignant du même coup le 25e anniversaire du groupe humoristique.

    Le Bye bye 2007 sera aussi confié à RBO.

    Le Bye bye 2008 connaît pour sa part une importante controverse. Véronique Cloutier et Louis Morissette présenteront leurs excuses pour le sketch sur Nathalie Simard et la parodie d’entrevue de Denis Lévesque avec le président américain désigné Barack Obama.

    Après une pause en 2009, Radio-Canada décide de reprendre la diffusion des Bye bye.

    La revue humoristique de l’année est depuis présentée sans interruption.

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