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2018 : une année chargée d'émotion pour les Autochtones de la Saskatchewan

L'oncle de Colten Boushie, Alvin Baptiste, tient une aile d'aigle devant des manifestans Certains ont des pancartes autour de lui.

L'oncle de Colten Boushie, Alvin Baptiste, tient une aile d'aigle devant des manifestans réunis devant la Cour du Banc de la Reine de North Battleford au lendemain de l'annonce du verdict.

Photo : The Canadian Press / Matt Smith

Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les populations autochtones vivant en Saskatchewan auront vécu beaucoup d'émotion au cours de l'année qui s'achève. À travers des réalités difficiles, des peines, des défis, mais aussi des joies, 2018 aura été une année où elles ont maintes fois été au cœur de l'actualité.

Le procès de Gerald Stanley

En février, l’acquittement de Gerald Stanley, un fermier blanc saskatchewanais de 56 ans, accusé du meurtre au deuxième degré de Colten Boushie, un Autochtone de 22 ans, a largement retenu l’attention médiatique à l’échelle du pays.

Colten Boushie, originaire de la Première Nation Red Pheasant, a été abattu dans la ferme de Gerald Stanley le 9 août 2016.

L'accusé avait plaidé non coupable devant la Cour du Banc de la Reine à Battleford.

Son acquittement par les 12 membres du jury avait suscité de vives réactions dans les communautés autochtones à travers le pays.

Des milliers de personnes sont descendues dans les rues des quatre coins du Canada au lendemain du verdict. Par ailleurs, le procès de Gerald Stanley avait mené à des critiques sur le processus de sélection des jurys dans cette province de l’Ouest.

La famille de Colten Boushie avait soutenu qu’aucun membre du jury « n’était visiblement Autochtone ».

Le pape François refuse de s'excuser

Le pape François.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le pape François.

Photo : Reuters / Stefano Rellandini

En mars, le pape François a indiqué qu’il n'offrira finalement pas d'excuses du Vatican pour le rôle malsain joué par des membres de l'Église catholique dans les pensionnats fédéraux pour Autochtones au Canada, et ce, même si la Commission de vérité et réconciliation avait dans ses recommandations demandé au pape de présenter de telles excuses.

Cette décision avait suscité la déception à la fois chez les Autochtones et chez certains membres du clergé catholique en Saskatchewan.

Les survivants des pensionnats espéraient accueillir le pape François au parc historique Wanuskewin, à une quinzaine de kilomètres de Saskatoon, pour ces excuses.

Compensation et excuses pour les victimes de rafle des années 60

Des survivants de la  rafle des années soixante rassemblés lors d'une manifestation.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'Alberta veut donner des excuses significatives aux survivants de la rafle des années 60.

Photo : La Presse canadienne / Michelle Siu

Le 17 décembre, le gouvernement saskatchewanais annonce qu’il présentera des excuses aux survivants de la rafle des années 60 le 7 janvier 2019. Aucune compensation financière n'est toutefois prévue de la part du gouvernement provincial.

Cependant en mai, l'entente de règlement de 875 millions de dollars pour les victimes de la rafle des années 60 a été entérinée à la suite de deux jours d'audiences émouvantes à Saskatoon.

Des centaines de survivants venus des quatre coins du Canada s’étaient rassemblés dans la Ville des Ponts pour participer à des audiences sur cette compensation à des Autochtones qui ont été enlevés à leurs parents des années 60 jusqu'aux années 80, une affaire connue sous le nom de « Sixties Scoop ». L’entente, qui était loin de faire l’unanimité, avait été consentie par Ottawa en octobre 2017.

L'indemnisation consiste en 750 millions de dollars qui seront versés aux victimes et à leurs familles, 50 millions qui seront destinés à la mise sur pied d'une fondation qui aidera les victimes de la rafle et 75 millions aux avocats qui les représentent. En vertu de cette entente, chacune des victimes membres des Premières Nations pourrait recevoir un maximum de 50 000 $.

Audiences de l'enquête sur les femmes autochtones disparues ou assassinées

Sept mois après le passage de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées en novembre 2017 à Saskatoon, une autre audience s’est tenue à Regina en juin 2018.

Cette dernière a porté sur les pratiques et les politiques policières.

Certains membres des familles de femmes disparues et assassinées ont exprimé leur soulagement de pouvoir à leur tour raconter leurs histoires lors de ces consultations.

L'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées tant attendue par les Premières Nations et promise par le premier ministre, Justin Trudeau, s'est ouverte le 1er septembre 2016 et s'est achevée en décembre 2018.

Élections à la Fédération des nations autochtones souveraines

Bobby Cameron.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Bobby Cameron a été réélu chef de la Fédération des nations souveraines autochtones.

Photo : Radio-Canada / Omayra Issa

En octobre 2018, les chefs et les représentants des 74 Premières Nations de la Saskatchewan ont réélu Bobby Cameron à la tête de la Fédération des nations autochtones souveraines (FSIN) dans une élection controversée.

Par ailleurs, lors de la campagne électorale, un bras de fer de plusieurs jours entre la première vice-chef, Kimberly Jonathan, et la quatrième vice-chef, Heather Bear, a mené à une intervention policière et à une réunion extraordinaire entre le conseil exécutif et la commission de gouvernance.

Les délégués de la jeunesse au sein de la FSIN, dont Darian Lonechild, membre de la Première Nation Whitebear, ont dénoncé le fonctionnement actuel de l’organisme. Cette dernière a exhorté les leaders autochtones à se concentrer sur des crises comme celle du suicide des jeunes.

L'objectif de la FSIN est, notamment, de faire pression auprès des différents ordres de gouvernement pour que les traités soient respectés, en particulier dans les domaines de l'éducation, de la santé, de la justice et du logement.

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