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Sondage : des Québécois préfèrent le pétrole de l’Ouest

Une poignée de bitume dans un gant de travail.

Le sondage pour l'Institut économique de Montréal révèle que les Québécois tendent la main au pétrole de l'Alberta.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Tiphanie Roquette

Malgré les propos du premier ministre du Québec, François Legault, qui a qualifié le pétrole albertain d'énergie sale, de nombreux Québécois sont prêts à accepter le pétrole de l'Ouest canadien, selon un sondage commandé par l'Institut économique de Montréal (IEDM).

Rectificatif : 

Une version précédente du texte indiquait que les Québécois sondés ne s'opposaient pas au pétrole albertain alors qu'il s'agit plutôt d'une préférence pour le pétrole de l'Ouest comparativement à celui d'ailleurs au monde.

Selon les résultats, 66 % des répondants québécois préfèrent que le pétrole importé dans leur province provienne de l’Ouest canadien que de n’importe quel autre endroit dans le monde.

On a entendu le premier ministre québécois dire qu’il ne voulait pas du pétrole sale de l’Alberta. Eh bien!, c’est ce que l’on consomme et c’est ce que les Québécois veulent que l’on achète aussi, explique Germain Belzile, chercheur associé principal à l’IEDM.

M. Belzile ajoute cependant que le sondage ne dit pas si, oui ou non, les Québécois ont envie de diminuer leur dépendance au pétrole. Toutefois, il constate que leur consommation n’a pas diminué. La consommation d’essence a augmenté d’un tiers depuis les années 1990 au Québec, affirme-t-il.

Le pipeline vu comme sécuritaire

Le sondage estime également que 45 % des Québécois considèrent le pipeline comme le moyen le plus sécuritaire pour transporter le pétrole contre 14 % pour le camion-citerne, et 13 % pour le train.

Plus de la moitié des gens sondés souhaitent aussi que leur province exploite ses propres ressources pétrolières plutôt que de continuer à importer le pétrole qu’il consomme.

Pour M. Belzile, la différence de ton entre les résultats de ce sondage et les paroles des politiciens québécois s’explique tout simplement par de l’opportunisme politique. Interdire un pipeline, déclarer que l’on ne veut pas du pétrole sale de l’Alberta, ça ne touche pas le quotidien de la vie des gens et ça permet aux politiciens d’établir une certaine réputation. [...] Il [un politicien] sait qu’il ne perdra pas de votes, puisque les gens furieux de ça sont en Alberta et ne votent pas au Québec. Il risque au contraire de gagner un peu de votes au Québec parmi les gens qui sont résolument contre les pipelines, explique-t-il.

Méthodologie :

La firme Léger a réalisé ce sondage pour le compte de l’Institut économique de Montréal sur Internet entre le 9 et 12 novembre 2018 et entre le 23 et le 27 novembre auprès de 1005 Québécois. Il est impossible de calculer une marge d'erreur sur un échantillon non probabiliste comme celui-ci.

Alberta

Industrie pétrolière