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Les dons d'organes sont à la baisse en Nouvelle-Écosse

Un ambulancier porte une glacière bleue pour un don d'organes. Une civière se trouve en avant-plan.

Il y a eu 20 dons d'organes jusqu'à présent cette année, en Nouvelle-Écosse, mais les besoins sont beaucoup plus grands.

Photo : iStock

Radio-Canada

Le nombre de donneurs d'organes est légèrement à la baisse en Nouvelle-Écosse, depuis quelques années.

Le directeur médical du programme de don d’organes et de tissus de la Nouvelle-Écosse, le Dr Stephen Beed, indique qu’il n’y a eu que 16 donneurs d’organes l’an dernier. Il y en avait eu 26 en 2011.

Cette année cependant, les autorités constatent une légère amélioration, alors qu’il y a eu 20 donneurs jusqu’à maintenant en 2018. Cent vingt-cinq personnes ont besoin d’un nouvel organe. Jusqu’à maintenant cette année, huit personnes sont mortes au cours de leur attente.

La plupart des Canadiens appuient le don d’organes, mais seulement 20 % d’entre eux sont des donneurs enregistrés. Et seule une faible proportion d’entre eux finiront par donner un organe à leur mort. Le taux national de consentement est de 20,9 personnes par million.

En 2016, 4500 personnes étaient en attente d’un organe au Canada, mais seulement 2835 greffes ont été effectuées. Cette année-là, 260 personnes sont décédées en attente d’un organe, soit cinq Canadiens par semaine.

Plusieurs facteurs expliqueraient la tendance à la baisse des dernières années en Nouvelle-Écosse. Tout d’abord, une fraction infime des patients mourant à l’hôpital sont candidats pour un don.

Les patients peuvent devenir donneurs d’organes de deux façons : s’ils subissent une mort cérébrale ou si leur cœur cesse de battre. Ce sont par exemple des personnes ayant souffert de blessures graves au cerveau, d’un anévrisme cérébral, d’une crise cardiaque ou encore qui se sont noyées.

Occasions perdues

Le docteur Beed indique que le principal problème est que des médecins ne reconnaissent pas une occasion de prélever des organes dans les moments critiques. Les urgentologues et les cardiologues ne réalisent pas toujours que le patient qu’ils ont tenté de sauver peut être un donneur potentiel, dit-il. Les occasions sont rares et n’en manquer même qu’une seule, c’est important, dit Stephen Beed.

Un médecin montre à un patient une maquette du corps humain.

Il y a au Canada une dynamique favorable au don d'organes.

Photo : iStock

L’Ontario, le Québec et la Colombie-Britannique mènent le pays pour leur taux de consentement. Ces provinces comptent toutes des médecins spécialistes, qui identifient les possibilités de dons d’organes dans les établissements de santé.

De nombreux donneurs d’organes meurent de façon inattendue, ce qui force souvent leur famille à prendre une décision difficile dans des circonstances éprouvantes. La conversation entre les membres de la famille et les médecins peut parfois prendre des heures, mais une fois le consentement donné, le travail commence immédiatement.

Les familles ont le dernier mot, même quand un patient est un donneur enregistré. D’ailleurs, chaque année, une douzaine de familles refusent le prélèvement des organes d’un proche en Nouvelle-Écosse.

Décision difficile

Kelly Patterson n’avait jamais discuté avec son fils Steven du don de ses organes. Elle dit que ça ne semblait pas nécessaire, puisqu’à 26 ans, il était fort et en santé.

Kelly Patterson tient un portrait de son fils Steven, mort à 26 ans.

Kelly Patterson ne savait pas si son fils voulait donner ses organes, mais elle a accepté la demande des médecins.

Photo : Shelly Peters

Mais après un grave accident de voiture, elle a dû prendre la décision pour lui. Même si ç'a été difficile, elle n’a aucun regret.

En donnant son cœur, ses reins, son foie et son pancréas, Steven a pu sauver cinq personnes. Ce ne sont pas seulement ces cinq personnes [qui en ont bénéficié]. Ce sont cinq familles, cinq femmes ou maris, des filles, des fils et des petits-enfants, dit-elle.

C’est un baume de pouvoir aider ces gens.

Avec les informations de CBC

Nouvelle-Écosse

Santé