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Nemaska Lithium veut détrôner la Chine et devenir la « plaque tournante » du lithium

On voit une grande cuve industrielle métallique, située à l'intérieur de l'usine. À l'arrière-plan, on voit des tuyaux et des conduits métalliques.

L'usine de transformation du lithium, située à Shawinigan

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Nemaska Lithium souhaite devenir ni plus ni moins que le premier producteur de sels de lithium, un produit qui sert à fabriquer les batteries de voitures électriques. « Il y a à l'heure actuelle un besoin criant de producteurs de qualité dans le monde », a déclaré le président et chef de la direction, Guy Bourassa, de passage à Shawinigan où étaient réunis les actionnaires.

La direction de Nemaska lithium a fait le point mardi sur les importants travaux d'aménagement de la mine de Whabouchi et sur la construction de l'usine électrochimique à Shawinigan, sur le site de l'ancienne usine Laurentide.

Le projet d'1,1 milliard de dollars se déroule bien et l’échéancier est respecté, selon la direction de Nemaska Lithium.

L'exploitation du gisement de lithium dans la mine située 300 kilomètres au nord de Chibougamau va commencer l'été prochain. L’usine du secteur Grand-Mère entrera en fonction un an plus tard, soit en 2020.

L'entreprise, détenue à 13 % par les Québécois par le biais de Ressources Québec, souhaite être la première à transformer le minerai en hydroxyde de lithium au Québec.

Ce produit se retrouve dans les batteries au lithium-ion utilisées dans les voitures électriques.

Le président et chef de la direction de Nemaska Lithium affirme que Volkswagen, à lui seul, a besoin de cinq mines comme celle de Wabouchi, pour sa production.

On est les sauveteurs de l'industrie automobile puis des fabricants de batteries qui veulent électrifier la planète.

Guy Bourassa, président et chef de la direction, Nemaska lithium

En ce moment, la majorité du lithium du monde est envoyé en Chine pour être traité, mais ça va changer, croit Guy Bourassa.

Je pense qu’au niveau politique et même au niveau des sous-ministres, c’est reconnu, on peut faire du Québec, la plaque tournante du sel de lithium en avant de la Chine, dit-il, confiant.

Le défi de la main-d’oeuvre

La direction est bien consciente du problème de manque de main-d’oeuvre, mais reste optimiste.

Nemaska Lithium a récemment affiché 47 postes et 1390 personnes y ont posé leur candidature.

L’entreprise veut aussi miser sur la communauté crie pour trouver des travailleurs.

La vice-présidente responsable des ressources humaines, Chantal Francoeur, veut aller vers les Cris.

On va travailler avec des agents de ressources humaines de chacune des communautés qui vont nous supporter et nous épauler pour recevoir les CV et les applications de chacune des communautés cries, dit-elle.

Nemaska Lithium emploie une centaine de personnes et ce nombre va passer à plus de 200 lors que la mine et l’usine électrochimique seront en fonction.

Mauricie et Centre du Québec

Métaux et minerais