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Plus de classes francophones dans les écoles anglophones du Québec

Des écoliers en classe

Des écoliers en classe

Photo : Radio-Canada

Jean-Philippe Robillard

Comme les écoles francophones débordent à Montréal, le gouvernement du Québec veut ouvrir des classes francophones dans les écoles anglophones de la métropole dès janvier 2019. Québec souhaite ainsi régler notamment les problèmes des écoles surpeuplées de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys.

Le problème est majeur depuis quelques années. Plusieurs écoles francophones de Montréal débordent. Plus de 60 % des écoles primaires de la CSDM par exemple sont surpeuplées. C'est notamment le cas à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys.

Le problème est tel que les directions d'écoles doivent convertir le moindre espace disponible, le moindre local accessible en classe. Dans certaines écoles, des bibliothèques ou des locaux informatiques ont été transformés en salles de cours.

Au moment où les établissements scolaires de langue française de la métropole sont confrontés à ce manque criant d'espaces, les écoles anglophones ont des locaux de libres.

Pour le ministre de l'Éducation du Québec, Jean-François Roberge, il s'agit d'une situation inacceptable.

Ce qui n'est pas acceptable, c'est d'avoir des écoles bondées, des écoles où il n'y plus de locaux pour des services professionnels, où il n'y a plus de cafétéria. Il n'y a plus de local informatique. Il n'y a plus de bibliothèque et, un kilomètre plus loin, il y a une école avec cinq, six, quinze, vingt classes de libres.

Le ministre de l'Éducation du Québec, Jean-François Roberge

« Dès janvier 2019, il y aura des classes qui seront louées donc dans le réseau anglophone. Il y aura de la location de classes qui se fera au réseau francophone (...) et on travaille sur des scénarios pour qu'il y ait des cessions d'immeubles carrément », ajoute-t-il.

Le ministre dit vouloir mieux répartir les bâtiments entre les deux réseaux scolaires.

Les commissions scolaires Marguerite-Bourgeoys et Lester B. Pearson ont déjà entamé des discussions pour qu'il y ait cohabitation.

Mais à la Commission scolaire English-Montréal, on est beaucoup plus réticent à l'idée du ministre. Le porte-parole, Michael Cohen, s'est dit étonné des propos du ministre Roberge.

Nous sommes très surpris. Nous n'avons pas de communications avec le ministre. Il ne nous a pas téléphoné pour nous dire qu'il avait besoin d'espaces comme ça dans notre commission scolaire.

Michael Cohen

« On devrait avoir une période de consultation sur quelque chose comme ça », fait-il valoir.

Il existe déjà quelques exemples de collaboration entre English-Montréal et la Commission scolaire de Montréal (CSDM). La CSDM a signé récemment une entente avec English-Montréal pour la location d'un bâtiment excédentaire dans Notre-Dame-de-Grâce. Un bâtiment qu'elle compte transformer en annexe à l'école Marc-Favreau afin d'y loger cinq classes de maternelle pouvant accueillir 100 enfants.

La CSDM partage aussi quelques classes dans Saint-Michel. La direction de la commission scolaire entend poursuivre les discussions pour tenter d'acquérir ou louer d'autres locaux inoccupés dans les bâtiments appartenant à English-Montréal.

Pour concrétiser son projet de maternelles quatre ans, le ministre Roberge tente d'aider les commissions scolaires francophones à trouver rapidement de nouveaux locaux. Ces dernières disent manquer d'espaces pour concrétiser la promesse de la CAQ.

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