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La Maison Albatros déménage pour offrir plus de lits en soins palliatifs

La Maison Albatros de Trois-Rivière en hiver
La Maison Albatros de Trois-Rivières est un centre de soins palliatifs. Photo: Radio-Canada
Marie-Pier Bouchard

Après plus de 30 ans au même endroit, la Maison Albatros de Trois-Rivières s'apprête à déménager à l'infirmerie de la communauté religieuse les Filles de Jésus, un déménagement qui va permettre d'accueillir plus de personnes en fin de vie et d'améliorer les services.

Avec ce projet d’agrandissement, le nombre de lits va presque doubler à la Maison Albatros, passant de 6 à 10.

Si tout se passe comme prévu, la transaction avec les Filles de Jésus pour l’achat de l’infirmerie devrait être conclue au cours de l’année 2019, mais le déménagement n’aura pas lieu avant au moins un an, selon la directrice générale de la Maison Albatros, Anne-Marie Hébert.

Elle explique que des travaux importants doivent être effectués avant de pouvoir y accueillir des patients.

Mme Hébert précise qu’il reste encore beaucoup de détails à attacher avant de concrétiser le projet.

Jointe au téléphone, soeur Gisèle Lacerte, vice-provinciale de la communauté des Filles de Jésus, abonde dans le même sens et affirme que « les discussions vont bien » avec les gens de la Maison Albatros.

Rappelons que les Filles de Jésus vont quitter leurs installations pour déménager avec deux autres communautés religieuses, soit les Ursulines et les Carmélites. Elles vont emménager dans une tour de 16 étages qui est présentement en construction sur le site Trois-Rivières sur Saint-Laurent.

Quoi qu'il en soit, ce projet est très bien accueilli dans la région par la Société canadienne du cancer.

Tout ce qu'on souhaite pour nos gens, c'est qu'ils finissent leur vie comme ils le souhaitent, mais, présentement, ce n'est pas le cas, affirme Sylvie Laveault, agente services à la communauté Mauricie-Centre-du-Québec pour la Société canadienne du cancer.

Il y a des gens qui voulaient aller à la Maison Albatros puis ils ne pouvaient pas parce qu'il n'y avait pas de disponibilité.

Sylvie Laveault, agente services à la communauté Mauricie-Centre-du-Québec, Société canadienne du cancer
Une femme portant des lunettes bleues et un chandail rouge en entrevue au micro de Radio-CanadaSylvie Laveault, agente services communautaires pour la Mauricie-Centre-du-Québec, Société canadienne du cancer Photo : Radio-Canada

Un déménagement nécessaire

La Maison Albatros est l’un des premiers centres de soins palliatifs qui a vu le jour au Québec.

La construction du bâtiment remonte à 1985 et ses installations ne sont plus adéquates, selon la directrice générale des lieux, Anne-Marie Hébert.

Elle explique que le personnel, les patients et les familles sont à l'étroit. Par exemple, il n’y a qu’une seule salle de bain pour les six chambres de la maison de fin de vie.

Mme Hébert indique que le projet d’agrandissement prévoit, entre autres, l’aménagement d’une salle de bain pour chaque chambre et de plus grands espaces.

Une fois le déménagement complété, que va-t-on faire du bâtiment actuel? Est-ce qu'il va être vendu? Est-ce qu'il va être loué? Toutes les options sont sur la table pour l'instant, selon Anne-Marie Hébert.

Moins de 300 mètres séparent l'actuelle Maison Albatros et l'infirmerie des Filles de Jésus, mais c'est un déménagement qui fera toute la différence. Le projet d'agrandissement va permettre d'atteindre le standard du gouvernement du Québec qui est d'un lit en soins palliatifs pour 10 000 habitants.

Mauricie et Centre du Québec

Société