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Éducation sexuelle : les enseignants du privé se préparent

Le symbole "homme" (Mars) et "femme" (Venus) sont dessinés dans les marques de craie sur un tableau noir.
Le cours obligatoire d'éducation sexuelle s'implante graduellement dans l'ensemble des écoles du Québec depuis l'automne. Photo: iStock / seraficus

Le cours obligatoire d'éducation sexuelle s'implante graduellement dans l'ensemble des écoles du Québec depuis l'automne. Les établissements primaires et secondaires privés ont choisi de commencer le déploiement du programme en janvier afin d'offrir, au préalable, une formation à leurs enseignants.

Dans la formation comme celle donnée à L'Ancienne-Lorette mardi, les enseignants apprennent entre autres à moduler les thèmes de la sexualité selon l'année scolaire des élèves.

« Quand on parle de grossesse et de naissance, à la maternelle d'abord, on va aborder le fait qu'il y a une rencontre du spermatozoïde et de l'ovule », explique la bachelière en sexologie et candidate à la maîtrise clinique en sexologie Steffi Verpaelst, chargée de la formation.

« En deuxième année, on revient sur cet apprentissage, mais en nommant que le papa l'homme, avec son pénis, va déposer la cellule dans le ventre de maman », ajoute Mme Verpaelst.

L'acte sexuel et l'agression sexuelle : pas la même chose

Le programme d'éducation à la sexualité offert au secondaire prône également une vision positive et globale de la sexualité. Les jeunes apprennent aussi que l'acte sexuel et l'agression sexuelle sont deux choses différentes.

On va nommer carrément une agression sexuelle : c'est quand une autre personne te demande de toucher tes parties intimes.

Steffi Verpaelst, bachelière en sexologie et candidate à la maîtrise clinique en sexologie

Rassurer les parents

La formation permet aussi de rassurer parents et enseignants sur la qualité du programme d'éducation sexuelle qui sera dispensé aux enfants.

« Les craintes que nous avions, c'est qu'on n'est pas des professionnels de la sexualité. On ne sait pas trop où on va s'en aller avec ça, mais avec la formation, ça va nous aider », croit l'enseignante Christine Tremblay.

« C'est important de rassurer. Ce n'est pas un programme qui va virer le Québec à l'envers, au contraire », affirme Patrick L'Heureux, directeur des Services à l'éducation préscolaire et à l'enseignement primaire, à la Fédération des établissements d'enseignement privés.

« Je pense que ça va mieux préparer nos jeunes de demain et surtout, de vivre des relations plus harmonieuses. Du moins, je le souhaite. »

Avec les informations de Nicole Germain

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