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Alex Chiasson : d'un contrat d'essai à partenaire de trio de Connor McDavid

Chiasson célèbre après avoir marqué un but contre les Penguins.

Alex Chiasson célèbre l'un de ses 15 buts jusqu'à maintenant cette saison, un sommet personnel.

Photo : La Presse canadienne / CODIE MCLACHLAN

Guillaume Piedboeuf

Sans contrat à la fin de l'été, invité au camp des Oilers en raison d'une blessure à un autre joueur, Alex Chiasson débarquait à Edmonton avec deux prises contre lui, en septembre. Trois mois plus tard, le hockeyeur de Saint-Augustin-de-Desmaures vit les meilleurs moments de sa carrière aux côtés de Connor McDavid et Leon Draisaitl sur le premier trio de l'équipe.

Il y a eu beaucoup de haut et bas dans les derniers six mois, mais je n’ai jamais arrêté de croire en mes moyens. J’ai attendu ma chance et, évidemment, c’est probablement mon meilleur début de saison en carrière, lance Alex Chiasson lorsqu’on le questionne sur son année 2018, à quelques semaines du Nouvel An.

Nul doute que l’ancien du Blizzard du Séminaire Saint-François est le joueur Cendrillon de ce début de saison dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Ses 15 buts en seulement 28 matchs, autant que Sidney Crosby et Patrick Kane, sont déjà un sommet personnel en plus de six saisons dans la LNH.

Le principal intéressé n’aurait jamais pu prédire pareille situation lorsqu’il a amené la Coupe Stanley à Québec, début septembre. Le vétéran de 28 ans se retrouvait sans contrat, à l’aube des camps d’entraînement, après avoir joué pour trois équipes différentes ces trois dernières années.

Auteur de 9 buts et 9 passes en 61 matchs la saison dernière, Chiasson avait joué pendant toutes les séries éliminatoires avant d'être rayé de l’alignement en finale de la Coupe Stanley et il ne s’est pas vu offrir de nouveau contrat par les Capitals de Washington suite à la conquête.

C’est quelque chose de spécial de gagner avec une équipe et j’espérais avoir la chance de défendre ce titre avec les Capitals cette saison. Ça ne s'est pas passé comme je l’aurais voulu, mais, des fois, les choses arrivent pour une raison.

Alex Chiasson soulève la Coupe Stanley

Alex Chiasson s'apprête à soulever la prestigieuse Coupe Stanley après la victoire des Capitals de Washington en finale contre les Golden Knights de Vegas.

Photo : Getty Images / Bruce Bennett

Une place gagnée au camp d’entraînement

N’ayant pas reçu d’offre de contrat comme agent libre, cet été, Chiasson ne demandait qu’une chance de se prouver, cet automne. Une chance qui s’est présentée lorsque l’attaquant Scottie Upshall s’est blessé en s'entraînant. L’invitation au camp des Oilers que ce dernier avait en poche est plutôt allée à Chiasson, mais rien n’était encore gagné pour le Québécois.

Le diplômé de l’Université de Boston se battait notamment avec deux choix de première ronde des dernières années pour se tailler une place dans la formation, Jesse Puljujarvi et Kailer Yamamoto.

Ce n’est que le 2 octobre, deux semaines avant le début de la saison, que Chiasson a signé un contrat d’une saison pour 650 000$. Il a tout de même regardé le premier match de la saison de la passerelle.

Rien pour le décourager. Une fois dans la formation, l’ancien choix de deuxième ronde des Stars de Dallas a pris les grands moyens pour ne pas retourner sur la galerie de presse. Intense, remportant ses batailles à un contre un, il a inscrit six buts à ses huit premiers matchs malgré un temps de jeu plutôt restreint.

Devenu un joueur régulier, il a ensuite vu son temps jeu exploser lorsque les Oilers ont remplacé l’entraîneur Todd McLellan par Ken Hitchcock, fin novembre. Impressionné par le jeu d’Alex Chiasson, le légendaire entraîneur a décidé de le placer à l’aile du champion marqueur de la LNH, Connor McDavid, et son presque aussi illustre coéquipier Leon Draisaitl.

Depuis, celui qui s’était vu confier un rôle de soutien depuis le début de sa carrière passe tout près de 20 minutes par match sur la glace et il a trouvé le fond du filet à chacun des trois derniers matchs de l’équipe.

Tobias Rieder félicite Alex Chiasson qui vient de marquer pour les Oilers.

Le but d'Alex Chiasson a donné l'avance 3-1 aux Oilers face aux Capitals.

Photo : usa today sports / USA Today Sports

Des éloges de McDavid et Hitchcock

Il y a une chose qu’Alex fait mieux que n’importe qui dans l’équipe. Trouver des zones libres sur la glace d’où il peut tirer au filet. Il se rend rapidement à ces endroits et il est prêt. C’est pourquoi il marque, a expliqué Hitchcock, mardi matin, après l’entraînement des Oilers.

Il joue avec deux joueurs qui peuvent conserver la possession de la rondelle et jouer à un contre un, ce qui lui donne quelques secondes de plus pour aller se placer.

L’entraîneur-chef estime aussi que la capacité de Chiasson à deviner l’angle avec lequel ses coéquipiers vont tirer au but lui permet de bien voiler la vue des gardiens adverses.

Quant au rapide McDavid, il souligne le coup de patin de son nouveau coéquipier, surtout pour un joueur de 6’4’’ et plus de 200 livres. Chase est un gros bonhomme qui patine bien et il lance vraiment la rondelle. Je crois que c’est le principal.

En somme, Chiasson accomplit un peu le boulot que les Oilers voyaient le colosse Milan Lucic accomplir lorsqu’ils lui ont donné un faramineux contrat de sept ans et 42 millions $, à l’été 2016. Le même Lucic qui a inscrit deux buts à ses 80 derniers matchs.

Mais Alex Chiasson ne joue pas au jeu des comparaisons. Il demeure terre à terre, les émotions ni trop hautes ni trop basses.

« La chance de jouer aux côtés de McDavid, c’est quelque chose d’exceptionnel, mais je me donne aussi du crédit d’avoir marqué à des moments importants dans les dernières semaines. Je continue de travailler fort au jour le jour et le reste va bien se passer. »

Avec les informations de Patrick Henri

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