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Électricité : le syndicat défend son droit de grève

Photo aérienne de la centrale sur le bord du lac Ontario
La centrale nucléaire de Pickering en Ontario le 18 août 2003 Photo: La Presse canadienne / Kevin Frayer
Jean-François Morissette

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses du secteur énergétique tire à boulets rouges sur le gouvernement ontarien et son projet de loi qui imposera le recours à un arbitre dans les discussions entourant un nouveau contrat de travail pour les quelque 6000 employés d'Ontario Power Génération (OPG).

Le Syndicat se dit « déçu » de la manière dont le gouvernement s’ingère dans les négociations entourant un nouveau contrat de travail pour ses membres.

Notre syndicat a fait preuve de bonne foi dans ses négociations. Notre priorité a toujours été de renforcer le secteur de l’électricité, a indiqué le président du syndicat, Mel Hyatt.

La convention collective des syndiqués est échue depuis le 31 mars dernier.

La semaine dernière, les syndiqués ont rejeté à près de 60 % la dernière offre patronale. Parmi les points en litige : les avantages sociaux des travailleurs non permanents aux centrales de Pickering et de Darlington.

Vendredi dernier, le syndicat a envoyé un avis de grève à la partie patronale.

Le gouvernement ontarien a alors rappelé la Chambre afin de débattre d’un projet de loi pour imposer le recours à un arbitre dans le dossier et empêcher les employés d’OPG de déclencher une grève.

Nos travailleurs temporaires, qui sont hautement qualifiés, n’ont pas été traités de manière juste et responsable par OPG, a ajouté M. Hyatt.

Le président déplore également ce qu’il considère comme une campagne de peur menée par le gouvernement ontarien depuis l’annonce d’une grève potentielle.

Depuis que notre syndicat a lancé l’action en cours en réponse à la dernière offre d’OPG, nos membres ont agi de manière professionnelle et responsable afin de répondre aux besoins énergétiques de la population de l’Ontario, a conclu M. Hyatt.

Les Ontariens à risque, dit Doug Ford

Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a pris la parole à Queen’s Park afin de demander l’adoption du projet de loi « le plus rapidement possible ».

Une grève des syndiqués mettrait en danger les familles de l'Ontario.

Doug Ford, premier ministre de l’Ontario

M. Ford estime également que les « Ontariens ont besoin d’avoir une tranquillité d’esprit » pour célébrer le temps des Fêtes.

Un homme en veston et cravate.Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford Photo : L'Assemblée législative de l'Ontario

L’opposition en désaccord

Le néo-démocrate John Vanthof, chef adjoint de l'opposition officielle, a déploré l’ingérence du gouvernement dans ce conflit de travail.

Le gouvernement ne devrait pas s’ingérer à l’heure actuelle dans le conflit, a-t-il dit.

Un hommeJohn Vanthof, chef adjoint de l'opposition officielle. Photo : L'Assemblée législative de l'Ontario

M. Vanthof a néanmoins ajouté que le projet de loi allait être adopté d’ici à la fin de la semaine, considérant la majorité du gouvernement à Queen’s Park.

Toronto

Relations de travail