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Les écoles sont-elles trop souvent fermées à cause des tempêtes?

Des enfants, accompagnés d'adultes, descendent une pente de neige sur des planches.
Des enfants profitent de leur journée de congé aujourd'hui pour jouer dehors. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le ministre de l'Éducation du Nouveau-Brunswick, Dominic Cardy, veut lancer une discussion sur le problème des congés fréquents dans la province en raison des tempêtes hivernales.

Encore aujourd’hui, une tempête hivernale a causé la fermeture de toutes les écoles du District scolaire francophone Sud ainsi que celles des districts anglophones Nord, Est et Ouest.

Le ministre Dominic Cardy n’a pas de solution pour l’instant, mais est ouvert aux suggestions. Je pense qu’on a besoin de regarder la situation, parce que c’est clair [qu’on] perd beaucoup d’heures d’instruction à cause des tempêtes, a-t-il indiqué.

Les tempêtes font partie d’un ensemble de facteurs qui fait en sorte que les écoliers néo-brunswickois reçoivent moins de 700 heures d’instruction par année. La moyenne canadienne est de 900 heures.

C’est clair, ce n’est pas soutenable d’avoir plus de 200 heures de différence entre les écoles dans les autres provinces et ici au Nouveau-Brunswick.

Dominic Cardy, ministre de l'Éducation du Nouveau-Brunswick
Dominic Cardy, le Ministre de l'Éducation du Nouveau-Brunswick.Dominic Cardy, le Ministre de l'Éducation du Nouveau-Brunswick. Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Il souligne aussi le fait que les parents doivent trouver une solution le matin même chaque fois qu’ils apprennent que leurs enfants sont en congé.

Ils ont [quand même] besoin d’aller au travail, parce que le reste de l’économie n’arrête pas les jours où les écoles [sont fermées], soutient Dominic Cardy.

La sécurité des écoliers : la priorité

La directrice générale du District scolaire francophone Sud, Monique Boudreau, indique que la sécurité des écoliers est la raison principale d’une fermeture des écoles.

Un matin comme ce matin, c’est évident que les routes n’étaient pas propices pour avoir des élèves qui attendent au bord de la route ou même des autobus qui vont se promener dans ces routes.

Monique Boudreau, directrice générale du District scolaire francophone Sud

Selon, Monique Boudreau, les enseignants du Nouveau-Brunswick sont habitués aux tempêtes hivernales de la province et s’arrangent pour rattraper le temps perdu.

La présidente de l’Association des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick, Lucie Martin, est d’accord. Les journées de tempête comme celle-ci, [les enseignants] sont à la maison [ou] au travail en train de réajuster l’enseignement pour compenser justement pour la journée perdue, affirme-t-elle.

Lucie Martin croit que ce rattrapage peut se faire sans ajouter des jours de classe supplémentaires.

Lucie Martin, présidente de l'association des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick.Lucie Martin, présidente de l'association des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick. Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Déjà, au Nouveau-Brunswick, on est dans la moyenne dans tout l’Atlantique, on a 195 jours de classe par année. Au Québec, par exemple, ils sont à 180, souligne-t-elle.

Donc, on est quand même bien positionné par rapport au nombre de jours en salle de classe pour nos élèves, même avec les tempêtes.

La technologie est-elle la solution?

Monique Boudreau croit que les nouvelles technologies pourraient être la solution au problème des jours de classe manqués.

Elle suggère par exemple d’utiliser les technologies pour permettre aux élèves de continuer une partie de leur apprentissage lors d’une journée de tempête.

Monique Boudreau, directrice générale du District scolaire francophone Sud du Nouveau-Brunswick. Monique Boudreau, directrice générale du District scolaire francophone Sud du Nouveau-Brunswick. Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Monique Boudreau indique par ailleurs que la technologie change déjà la façon que plusieurs enseignants organisent leurs cours.

Beaucoup d’enseignants, par exemple, font ce qu’on appelle ‘‘la classe inversée’’, [qui signifie] qu’une bonne partie de leur enseignement est filmée sur une vidéo. Les élèves vont visionner la vidéo le soir, comprendre les concepts, et le lendemain, l’enseignant approfondit les connaissances, affirme-t-elle.

Les classes ont aussi recours à des plateformes sur Internet sur lesquelles les élèves et les enseignants peuvent communiquer à distance.

Nouveau-Brunswick

Éducation