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L’industrie touristique démunie face à la pénurie de main-d’oeuvre au Nouveau-Brunswick

Le Soleil se couche derrière un rocher devant la baie de Fundy

Le parc de Hopewell Rocks, au Nouveau-Brunswick, est renommé pour ses rochers en forme de pots de fleurs.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'industrie du tourisme, au Nouveau-Brunswick, tente tant bien que mal d'attirer les immigrants et les personnes âgées vers ce secteur, évalué à 1,5 milliard de dollars. Mais les emplois saisonniers mal payés sont difficiles à pourvoir dans un contexte de pénurie de main-d'oeuvre.

Le président de Jupia Consultants  Inc., David Campbell, qualifie de réel défi les difficultés d’embauche dans le secteur touristique. L’entreprise se spécialise en recherche sur la pénurie de travailleurs.

Nous l’avons observé l’été dernier dans l’industrie, beaucoup de secteurs de l’industrie ont rapporté des difficultés d’embaucherdes travailleurs pour la saison complète, signale David Campbell, dont l’entreprise a réalisé une étude pour l’Association de l’industrie touristique du Nouveau-Brunswick.

Ça devient un réel enjeu et probablement une barrière à la croissance de l’industrie si on ne trouve pas de solution.

David Campbell, président de Jupia Consultants Inc.

David Campbell craint que la pénurie mène au surmenage d'employés en place et à une réduction de la qualité du service à la clientèle.

Des dizaines de personnes de tout âge se prélassent sur la plage

La plage de l'Aboiteau compte déjà 40 000 visiteurs cet été. Ses responsables s'attendent à ce que la fréquentation continue d'augmenter.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Nous devons trouver des travailleurs afin de fournir un bon service à la clientèle, indique le consultant.

Les propriétaires d’entreprises du secteur touristique doivent se retrousser les manches, insiste David Campbell. Trouver des Néo-Brunswickois intéressés à occuper des emplois difficiles à faible salaire n’est pas une mince tâche.

Nous entendons des entrepreneurs de l’industrie dire qu’ils devront réduire les heures d’ouverture lors de la prochaine saison, voire même fermer leurs portes temporairement s’ils n’arrivent pas à trouver des travailleurs, dit-il.

Des entrepreneurs du Nord-Ouest en particulier soulignent un manque de main-d’oeuvre criant.

Le vieillissement de la population et la diminution du nombre d’étudiants qui occupent des emplois d’été compliquent la situation.

L’immigration a des effets limités dans un secteur d’activité qui offre des emplois temporaires, mais les étudiants internationaux pourraient faire partie de la solution.

Une des solutions que je privilégie consiste à attirer des étudiants internationaux dans le système collégial, universitaire et à les encourager à travailler dans le tourisme durant l’été, avance David Campbell.

Les travailleurs plus âgés

Les travailleurs de 55 ans et plus constituent une autre catégorie cible pour le secteur touristique.

Le Nouveau-Brunswick affiche un des plus faibles taux d’emploi au pays pour les travailleurs de 55 ans et plus. Ces travailleurs pourraient être réceptifs à des emplois saisonniers.

Des gens pourraient ne pas vouloir travailler à longueur d’année, mais peut-être qu’ils aimeraient travailler quatre ou cinq mois par année, dit M. Campbell.

Certains incitatifs pourraient convaincre les gens en fin de carrière de travailler dans l'industrie touristique. Il y a peut-être une possibilité d’offrir à ces gens une police d’assurance-maladie avec leur emploi, suggère M. Campbell.

Il compte recueillir les commentaires de gens de l’industrie. Un formulaire en ligne est disponible pour les exploitants sur le site internet de l’Association de l’industrie touristique du Nouveau-Brunswick.

Avec les informations de Jordan Gill de CBC

Nouveau-Brunswick

Emploi