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Saint-Jean-sur-Richelieu évite un déversement d’eaux usées

Le reportage de Jean-Sébastien Cloutier

Plutôt que de laisser les eaux usées se déverser dans la rivière Richelieu au moment de déplacer une conduite d'égout, la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu a construit une installation temporaire pour les détourner vers son usine d'épuration.

Ces travaux s’imposaient en raison de la construction d’un nouveau pont au-dessus du Richelieu, juste à côté du pont actuel, le pont Gouin, qui sera démoli.

Une conduite d’égout passait sous le vieux pont et une nouvelle passera sur le nouveau, qui doit être ouvert à la circulation en 2019.

Le ministère des Transports du Québec (MTQ), qui exécute les travaux, avait autorisé la ville à déverser les eaux usées dans la rivière Richelieu le temps de raccorder le réseau à la nouvelle conduite.

Mais le conseil municipal de Saint-Jean-sur-Richelieu a préféré chercher une autre solution pour éviter de polluer la rivière.

« On a installé deux pompes qui vont capter les eaux usées avant qu'elles se rendent à la rivière. Elles vont être pompées sur l'ancien tablier du pont existant [vers le] côté ouest de la rivière [où se trouve la station d’épuration] », indique l’ingénieur de projets Louis Poulin.

Un kilomètre de conduites

Un tuyau posé sur le trottoir du pont.Une canalisation temporaire a été installée sur le trottoir du pont pour acheminer les eaux usées. Photo : Radio-Canada

Les cols bleus ont installé en tout plus d'un kilomètre de conduites temporaires pour rediriger pendant trois jours les eaux usées afin de les acheminer vers l’usine de traitement des eaux usées.

Selon le maire Alain Laplante, le coût de l’opération s’élève entre 40 000 $ et 50 000 $ au total.

« C'est relativement minime relativement à l'impact qu'on va créer sur notre environnement, sur la qualité de notre rivière », dit-il.

En trois jours, c'est l'équivalent de cinq piscines olympiques d'eaux usées qui ont été détournées de la rivière grâce à ces aménagements.

En 2017, au Québec, on a dénombré 57 081 débordements d'eaux usées, dont 84 % en temps de pluie ou de fonte, selon des données fournies par le ministère de l'Environnement du Québec.

D’après un reportage de Jean-Sébastien Cloutier

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