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L’heure de la réconciliation à la Commission des services policiers de Thunder Bay

Des personnes assises derrière une table.

Celina Reitberger, la présidente de la Commission des services policiers de Thunder Bay (à gauche), en compagnie du nouvel administrateur, Thomas Lockwood, et du greffier de la Municipalité, John Hannam.

Photo : CBC/Cathy Alex

Radio-Canada

La Commission des services policiers de Thunder Bay (CSPTB) a reconnu mardi l'existence de racisme systémique au sein de la police municipale et de l'organisme civil qui la supervise.

Cette affirmation a été faite lors de la première rencontre de la CSPTB depuis la publication de deux rapports accablants préparés par le directeur indépendant de l’examen de la police et le sénateur Murray Sinclair.

Nous reconnaissons, sans équivoque, qu’il y a du racisme systémique [au Service de police de Thunder Bay], a déclaré mardi la nouvelle présidente de la Commission, Celina Reitberger, nommée le 10 décembre.

Celina Reitberger

Celina Reitberger est la première présidente autochtone de la Commission des services policiers de Thunder Bay

Photo :  CBC / Cathy Alex

La CSPTB planifie un cercle communautaire en janvier, pour s’excuser publiquement.

Juste le dire au micro n’est pas suffisant, a affirmé Mme Reitberger.

Cinq personnes derrière une table, devant des drapeaux et un logo de la police de Thunder Bay.

La chef de police, Sylvie Hauth (au centre), a indiqué à la CSPTB qu'un plan action sera préparé au début du mois de janvier pour lutter contre le racisme systémique.

Photo : CBC/Cathy Alex

Il ne reste que trois membres à la CSPTB  : Celina Reitberger, le maire Bill Mauro et la conseillère municipale Kristen Oliver.

Selon les recommandations du rapport de M. Sinclair, les membres ont perdu leur droit de vote, et un administrateur externe, l’avocat Thomas Lockwood, a été nommé vendredi dernier.

Plus tôt cette semaine, M. Mauro avait remis en cause la décision de la Commission civile de l’Ontario sur la police.

Je ne vois pas pourquoi [les membres de la CSPTB] ne peuvent pas rester en poste et voter tout en recevant les formations nécessaires, avait-il déclaré.

Un homme lors d'un point de presse.

Le maire de Thunder Bay, Bill Mauro, a été assermenté le 3 décembre. Il est depuis membre de la CSPTB.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

M. Lockwood a indiqué que les membres pourraient retrouver leur droit de vote dès février 2019, à condition d’avoir terminé une formation requise.

Plus nous collaborons et coopérons, plus rapidement nous irons de l’avant , a déclaré Mme Reitberger.

La présidente est fortement intéressée par certaines des suggestions du nouvel administrateur.

M. Lockwood propose entre autres d’ouvrir les réunions de la CSPTB au public et de les diffuser sur le web.

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