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Ron Taverner sera le « meilleur chef que la PPO ait jamais eu », dit Doug Ford

Photo d'un homme en complet bleu derrière un podium.
Doug Ford s'est porté à la défense de Ron Taverner, mardi. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Après plusieurs jours de silence, Doug Ford a confirmé, mardi, que Ron Taverner était toujours le choix de son gouvernement pour prendre les rênes de la Police provinciale de l'Ontario (PPO), se portant à la défense de son ami malgré l'enquête pour ingérence politique dans le dossier.

Le commissaire provincial à l'éthique a en effet indiqué qu'à la demande du NPD, il avait ouvert une enquête sur le premier ministre Ford et sur le rôle que ce dernier aurait pu avoir joué dans la nomination de M. Taverner.

L'opposition à Queen's Park et même l'ex-commissaire de la PPO, Brad Blair, soutiennent que M. Ford et son bureau sont intervenus dans le processus de sélection. Ils soulignent par exemple que les critères d'embauche ont été assouplis pour permettre à M. Taverner, un surintendant de la police de Toronto, de postuler.

Loin de prendre ses distances face à cette controverse, le premier ministre Ford a affirmé, mardi, qu'aucun policier en Ontario n'a jamais été aussi populaire que l'homme de 72 ans et que 95 % des agents de la PPO avaient très hâte qu'il devienne leur chef.

Il a 50 ans d'expérience dans le domaine policier. Il sera le meilleur commissaire que la PPO ait jamais eu.

Doug Ford, premier ministre
Photo des deux hommes.Le premier ministre Doug Ford avec le commissaire de la PPO ensemble à un gala en 2016. Photo : Facebook / Reena Foundation

Laissez l'enquête [du commissaire à l'intégrité] suivre son cours, a ajouté le premier ministre, qui a accusé les journalistes de pourchasser M. Taverner sans raison.

M. Ford a également décoché une flèche à l'endroit de Brad Blair. A-t-il outrepassé son mandat? a demandé M. Ford. Je vous laisse répondre à la question.

Le chef conservateur a d'ailleurs qualifié de sans fondement une autre allégation de M. Blair, selon lequel le bureau de M. Ford a demandé à la PPO d'acheter un véhicule motorisé pour les déplacements du premier ministre et d'en dissimuler le coût. M. Ford a répondu qu'il avait simplement demandé un véhicule d'occasion, sans donner plus de détails.

L'enquête

Le week-end dernier, M. Taverner avait accepté de reporter son entrée en fonction à la tête de la PPO, qui devait avoir lieu lundi, pour permettre au commissaire à l'intégrité de mener son enquête.

Le commissaire David Wake a indiqué mardi qu'il présenterait son rapport au président de l'Assemblée législative, en plus de le publier sur le site web de son bureau, une fois que son enquête serait terminée, sans donner d'échéancier.

M. Ford a défendu la décision de M. Taverner de retourner à la police de Toronto entre-temps. Il ne va pas s'asseoir à ne rien faire pendant 4 à 6 semaines ou peut-être même plus longtemps, a-t-il affirmé.

Lorsque les journalistes lui ont demandé ce qu'il ferait si l'enquête concluait que le processus de sélection était problématique, M. Ford a affirmé ceci : Vous me parlez de quelque chose qui ne s'est pas encore produit. Passons à travers l'examen et on verra ce qui se passe.

M. Ford a déjà admis qu'il ne s'était pas récusé de la réunion du Cabinet durant laquelle la nomination de M. Taverner a été approuvée, parce que le choix avait déjà été recommandé par un panel indépendant. Le gouvernement a aussi affirmé que les critères d'embauche avaient été assouplis pour permettre à un plus grand nombre de candidats de postuler.

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