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Réaménagement des plaines LeBreton : Trinity poursuit Eugene Melnyk pour 1 G$

À gauche, John Ruddy et à droite, Eugene Melnyk
À gauche, John Ruddy et à droite, Eugene Melnyk Photo: La Presse canadienne et Radio-Canada
CBC

Trinity Development et son fondateur, John Ruddy, poursuivent Eugene Melnyk et sa compagnie pour un milliard de dollars, éliminant ainsi toute chance que les deux hommes travaillent conjointement un jour dans le projet de réaménagement des plaines LeBreton au centre-ville d'Ottawa.

En fin d'avant-midi mardi, les avocats de Trinity Development ont déposé leur défense et leur contre-poursuite.

Le mois dernier, le groupe Capital Sports Management inc. (CSMI), dirigé par le propriétaire des Sénateurs d'Ottawa, a poursuivi pour 700 millions de dollars son partenaire dans le projet de développement des plaines LeBreton, pour des dommages et intérêts découlant de l'échec du partenariat.

Or, Trinity allègue dans sa déclaration de défense que le véritable objectif de M. Melnyk est de forcer le développeur ou la Ville d’Ottawa à payer pour le nouvel aréna évalué à 500 millions de dollars.

Toujours selon la déclaration, CSMI aurait proposé une série de scénarios différents, mais dans lesquels les Sénateurs auraient été locataires de l’amphithéâtre en ne payant presque rien.

Trinity n’a jamais voulu accepter ces propositions. L’entreprise a aussi affirmé que la société qui détient les Sénateurs d’Ottawaa admis ne pas avoir les fonds pour contribuer au projet.

Des espaces verts, un plan d'eau devant le nouvel amphithéâtre des Sénateurs d'OttawaUn dessin du projet de réaménagement des plaines LeBreton par le groupe RendezVous LeBreton montrant le nouvel amphithéâtre des Sénateurs d'Ottawa Photo : Courtoisie /RendezVous LeBreton

CSMI a proposé une dernière offre pour tenter de régler l'impasse. Dans un communiqué rendu public mardi après-midi, CSMI proposait à Trinity qu'elle finance entièrement l'aréna. En retour, la compagnie de M. Melnyk lui offrait toutes ses parts des profits du projet de développement.

Trinity a de nouveau refusé la proposition en faisant valoir que c'était du réchauffé.

Un projet est encore possible

Le groupe RendezVous LeBreton (GRL), formé de ces deux partenaires maintenant antagonistes, a remporté en 2016 l’appel d’offres de la CCN pour le redéveloppement des plaines LeBreton. Le conseil d’administration de la Commission va décider des prochaines étapes à suivre dans ce projet en janvier.

Même si le torchon brûle plus que jamais entre les deux entreprises autrefois partenaires, John Ruddy se dit déterminé à redévelopper les plaines LeBreton.

Soyons clairs : je suis déterminé à faire avancer ce projet. La vision que nous avons mise de l’avant est la bonne. Je vais travailler avec la CCN, la Ville d’Ottawa et la communauté pour trouver de solutions qui vont permettre de concrétiser ce projet, a déclaré M. Ruddy dans un bref communiqué, mardi.

Conflit d'intérêts

Selon la poursuite de CSMI, Trinity était en conflit d’intérêts dès le moment où elle a apporté des modifications à son projet de tours résidentielles au 900, rue Albert, tout près des plaines LeBreton.

L’entreprise de M. Melnyk allègue que le complexe, qui comprendrait une tour de 65 étages, représente « une compétition directe » au projet des plaines LeBreton.

Une illustration représentant une rue avec des voitures passantes et de grandes tours.Le complexe proposé compterait trois tours. Photo : TIP Albert GP Inc./Ville d'Ottawa

Trinity se défend en soulignant que, selon elle, CSMI était au courant du projet de la rue Albert dès la fondation de GRL, et que celui-ci n’avait pas changé.

Or, Trinity a bel et bien modifié son projet immobilier en faisant passer la hauteur maximale de ses tours de 30 à plus 50 étages. Résultat : les immeubles du 900, rue Albert dépasseraient ceux des plaines LeBreton.

Ottawa-Gatineau

Justice et faits divers