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La banque alimentaire d’Edmonton en difficulté

Des produits alimentaires achetés par la Banque alimentaire d'Edmonton
Plusieurs banques alimentaires amassent jusqu’à 50% de leurs dons pour toute l’année pendant les mois de novembre et décembre. Photo: Radio-Canada / Laurent Pirot
Radio-Canada

La banque alimentaire d'Edmonton n'a recueilli que 50 % des dons en argent et en nourriture qu'elle espère amasser pendant la période des fêtes. Comme de nombreux autres en Alberta, l'organisme qui aide les plus démunis fait face à une hausse de la demande depuis quelques années.

La banque alimentaire espérait amasser 350 000 kg de nourriture et 1,8 million de dollars en argent, mais ses espoirs s’amenuisent de jour en jour en raison du ralentissement économique constaté dans la province.

L’organisme aide 22 000 personnes chaque mois, soit moitié plus qu’en 2015, selon sa porte-parole, Tamaison Bencz-Knight : « Nous sommes un peu comme un baromètre de l’économie. Dès 2014, on a commencé à voir les effets du ralentissement de l’économie et on en ressent encore les effets. »

Tamaison Bencz-Knight en entrevue dans l'entrepôt de la banque alimentaire.La porte-parole de la banque alimentaire d'Edmonton, Tamaison Bencz-Knight. Photo : Radio-Canada

La campagne de financement de l'organisme cible toutefois les dons individuels qui ne représentent que de 20 % à 30 % de l’ensemble des dons recueillis par la banque alimentaire. Comme pour la majorité des grandes banques alimentaires au Canada, la plupart des dons proviennent de l’industrie de l’alimentation, qu’il s’agisse de grossistes, de chaînes d’épiceries ou de restaurants.

La période des fêtes est cruciale pour les banques alimentaires qui peuvent amasser en novembre et décembre jusqu’à 50 % de leurs dons pour toute l’année.

Quand les lumières de Noël s'éteignent, les gens oublient les banques alimentaires, mais la faim ne prend pas de vacances.

Tamaison Bencz-Knight, porte-parole de la banque alimentaire d’Edmonton

Aller aux sources

Les banques alimentaires sont souvent les premières à sentir les effets des difficultés économiques et les derniers à s’en sortir quand la croissance reprend. « Ça ne prend qu’une ou deux choses comme une augmentation de loyer pour pousser quelqu’un à visiter une banque alimentaire », explique la directrice de l’Association des banques alimentaires de l’Alberta, Stephanie Walsh-Rigby.

Certaines banques alimentaires ont selon elle décidé de s’attaquer aux sources du problème pour tenter de réduire la demande pour l’aide alimentaire.

Ces nouvelles initiatives comprennent des services comme des cours de cuisine, des cours de finance ou des ateliers de rédaction de curriculum vitæ.

Une douzaine de banques alimentaires offrent ce genre de service en Alberta, selon Stephanie Walsh-Rigby.

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