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Compressions en éducation : la ministre Thompson défend ses positions

Une politicienne répond à des questions
Lisa Thompson, ministre de l'éducation de l'Ontario, lors d'une mêlée de presse avec les journalistes, à Queen's Park Photo: Radio-Canada / Jean-François Morissette
Radio-Canada

Les compressions budgétaires de 25 millions de dollars dans le secteur de l'éducation annoncées vendredi par le gouvernement de l'Ontario continuent de faire réagir. La ministre Lisa Thompson a expliqué la position de son gouvernement.

Nous souhaitons montrer l’exemple en étant fiscalement responsables, a commenté Mme Thompson lundi après une session parlementaire exceptionnelle à Queen’s Park.

Le gouvernement ira de l’avant avec des investissements de 400 millions de dollars sur l’année 2018-2019, rappelle-t-elle, malgré une amputation de ce budget de 25 millions par rapport à l’année précédente.

Nous sommes satisfaits des choix responsables qui ont été faits

Lisa Thompson, ministre de l’Éducation de l’Ontario

Nous avons regardé chaque item, ligne par ligne, et nous nous sommes posés la question : quelle différence cela fait dans l’apprentissage de nos salles de classe et existe-t-il une duplication ?, explique la ministre.

Elle a donné l’exemple du programme « transport actif », destiné à inciter les enfants à se rendre à l’école à pied où à vélo pour leur donner une occasion d’activité physique. Nous n’avions pas besoin d’un programme additionnel pour encourager les parents à prendre des décisions de bon sens sur comment amener leurs enfants à l’école.

« Aucune idée » des programmes touchés

Contactés lundi, les différents conseils scolaires francophones, catholiques et publics, n’avaient pas fini d’analyser l’impact des annonces faites vendredi.

Par voie de communiqué, l’Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques (AFOCSC) s’est dite déçue que le gouvernement juge que certains programmes spécialisés soient inutiles et un gaspillage d’argent.

Un homme qui parle à un podiumJean Lemay, le président de l'Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques Photo : AFOCSC

J’ai aucune idée de quels programmes vont être touchés, les applications pour ces programmes-là sont faites à chaque conseil, a commenté son président, Jean Lemay.

Les programmes d’éducation concernés par les compressions sont les « autres programmes d’éducation » (APE) et comprennent, entre autres, le « programme de perfectionnement des compétences pour les élèves atteints de troubles du spectre de l'autisme », « bien-être et santé mentale à l'école » et « apprentissage par l'expérience ».

Dans la majorité des cas, c’est des programmes pour l’enfance en difficulté, des programmes spéciaux qui s’adressent spécifiquement à des jeunes qui ont des problèmes en classe. Ce sont les jeunes les plus vulnérables qui vont être victimes de ces coupes, a-t-il conclu.

On a l’impression que les dés sont pipés

Jean Lemay, président de l’Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques

Celui-ci dénonce également le manque d’attention portée aux consultations sur le financement de l’éducation avant de prendre ces décisions. Celles-ci prenaient fin vendredi et les annonces du gouvernement Ford ont eu lieu en fin d’après-midi cette journée-là.

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