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Acheter durant les soldes de l’Après-Noël, est-ce vraiment une bonne affaire?

Des consommateurs font la file devant un magasin Best Buy dans un centre commercial.

Environ 2,5 millions de Québécois prévoient profiter des soldes de l'Après-Noël cette année.

Photo : Radio-Canada / Camille Simard

Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le 26 décembre, les consommateurs sont de plus en plus nombreux à se ruer dans les commerces ou en ligne afin de profiter des soldes de l'Après-Noël qu'offrent la plupart des détaillants. Mais épargnent-ils vraiment?

La popularité de ces soldes atteint un sommet depuis 2015, selon un récent sondage de L’Observateur pour le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD). Au Québec, 2,5 millions de consommateurs prévoient chasser les aubaines cette année, soit deux personnes sur cinq. Il s’agit d’une hausse de 11 points de pourcentage comparativement à l’an dernier.

À l’échelle du Canada, les intentions sont similaires. Quelque 35 % des consommateurs prévoient profiter des soldes de l’Après-Noël, selon le Conseil canadien du commerce de détail.

Si ces soldes sont très populaires, ils ne garantissent toutefois pas aux consommateurs de profiter des rabais affichés. « L’objectif pour le commerçant, c’est d’abord de stimuler la liquidation de son inventaire », affirme Robert Soroka, chargé d’enseignement au Département de marketing de l’École de gestion John-Molson à l'Université Concordia.

« Il y a de vraies aubaines, mais pas sur autant de produits que ce que l’on pense, explique M. Soroka. Le prix de certains items très populaires sera grandement réduit, mais la quantité sera aussi très limitée […]. Autrement, une foule d’autres produits peuvent présenter une petite réduction, voire pas du tout. »

Parmi les produits les plus recherchés, on retrouve les vêtements et l’électronique, qui constitueront environ 70 % des achats cette année, selon le sondage du CQCD.

« Si je peux vous amener dans mon magasin en vous faisant espérer que vous serez l’une des dix personnes à mettre la main sur cette télé 55 pouces en solde, peut-être vais-je arriver à vous vendre d’autres produits pour liquider mon inventaire », explique le professeur, afin de résumer la stratégie des commerçants.

C’est trompeur. […] La plupart des gens ne profitent pas de ces super-spéciaux.

Robert Soroka, chargé d’enseignement au Département de marketing de l’École de gestion John-Molson à l'Université Concordia

Quelques trucs pour consommateurs avertis

En moyenne au Québec, chaque personne prévoit dépenser 279 $ lors des soldes de l’Après-Noël. « C’est une somme significative, affirme Robert Soroka. Les gens ont vraiment tendance à trop acheter dans un contexte de soldes comme celui-là. »

« Les gens devraient acheter ce dont ils ont besoin et magasiner intelligemment. Si vous voyez un solde vraiment intéressant et que vous pouvez en profiter, pourquoi pas? Mais acheter pour acheter ne vous permettra pas d’économiser, au contraire. »

Le professeur propose par ailleurs plusieurs moyens plutôt simples pour repérer les vraies bonnes économies.

D’abord, il suggère de magasiner à l’avance afin de connaître le prix courant des articles convoités et ainsi pouvoir reconnaître quand un rabais réel se présente. « C’est la seule manière de savoir. Si votre évaluation du solde se base uniquement sur le prix affiché lors de la vente d’après Noël, c’est très possible que vous ne fassiez pas une bonne affaire. »

Aussi, Internet peut se révéler utile pour comparer les prix et observer leur évolution dans le temps. M. Soroka suggère par exemple d’utiliser le site Amazon comme base de comparaison, puisque les prix de vente y sont généralement parmi les plus bas. « Si le solde que vous convoitez bat ce prix, c’est probablement que vous êtes sur la bonne voie », dit-il.

Enfin, il propose de privilégier les commerces qui permettent les échanges et les remboursements ou qui offrent de rembourser la différence du prix de l’article si jamais celui-ci se trouve en solde peu de temps après votre achat. « Ces commerces sont typiquement un peu plus fiables. »

Au total, 1092 personnes ont participé au sondage du CQCD qui a été mené du 3 au 10 décembre. La marge d’erreur est de 3,1 %, 19 fois sur 20.

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