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L'annulation du contrat avec l'Arabie saoudite coûterait « des milliards » à Ottawa, menace General Dynamics

Une foule regarde un char d'assaut.
Un véhicule blindé léger est dévoilé lors d'une conférence de presse à General Dynamics, à London, en Ontario, en janvier 2012. Photo: La Presse canadienne / Mark Spowart
Radio-Canada

La filiale canadienne General Dynamics a mis Ottawa en garde, lundi. Le gouvernement fédéral devra débourser des milliards de dollars en pénalités, dit l'entreprise, si son contrat d'une valeur de 15 milliards pour la vente de véhicules blindés à l'Arabie saoudite devait être annulé de façon unilatérale.

Cet avertissement est tombé dans un communiqué publié après que Justin Trudeau eut déclaré pour la première fois, dimanche, que son gouvernement pensait à un moyen d’annuler le contrat.

Ce contrat, signé en 2014 par les conservateurs et approuvé en 2016 par les libéraux, accorde les permis autorisant General Dynamics Land Systems Canada à exporter des véhicules d'assaut en Arabie saoudite.

« Si le Canada résilie unilatéralement le contrat, il s’expose à devoir payer des frais de pénalité de milliards de dollars à General Dynamics Land Systems Canada », a mentionné l’entreprise.

« Résilier le contrat aurait un impact négatif significatif sur nos employés hautement qualifiés, sur notre chaîne d'approvisionnement à l'échelle du Canada et sur le secteur canadien de la défense en général », a aussi soutenu l'entreprise.

La déclaration de dimanche du premier ministre du Canada est un changement de ton notable dans ce dossier. M. Trudeau avait affirmé en octobre dernier qu’il serait « extrêmement difficile de sortir de ce contrat sans des pénalités exorbitant[e]s [pour] les Canadiens ».

Il avait toutefois également laissé entendre que le Canada pourrait geler les permis d'exportation accordés à General Dynamics s'il arrivait à la conclusion que l'Arabie saoudite faisait une « mauvaise utilisation » des blindés canadiens.

« Nous avons gelé des permis d’exportation auparavant, quand nous avions des inquiétudes sur leur mauvaise utilisation potentielle, et nous n’hésiterons pas à le faire encore », avait dit M. Trudeau à la Chambre des communes.

« Nous demandons fortement et nous attendons à ce que les exportations canadiennes soient utilisées d’une manière respectueuse des droits de la personne », avait-il également fait valoir.

Justin Trudeau était alors sous pression pour qu'il sanctionne l’Arabie saoudite, à la suite de l'assassinat du journaliste dissident Jamal Khashoggi à l’ambassade de l’Arabie saoudite en Turquie.

Avec les informations de Reuters

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